Mystères du Vivant

Bien se nourrir, veiller aux gestes « éco-citoyens », apprendre à faire soi-même, cultiver son jardin de manière écologique, apprendre à vivre mieux en dépensant moins : voilà ce que vous trouverez à travers nos activités. Leur originalité vient de l’éclairage particulier qui les baigne pour vous inviter à prendre conscience de ce qui les inspire. Approcher la logique du vivant permet de dépasser des recettes ponctuelles pour remonter à la source du mystère qui pourra guider toutes vos activités et donner des repères face à toutes les situations. Occasions de s’interroger non seulement sur ce que nous faisons mais sur ce que nous sommes profondément, mystérieusement.

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Principe « totum »

Définition succincte
Totum vient du latin totus « tout ».

Définition adaptée aux plantes médicinales
Ensemble moléculaire complexe et cohérent, spécifique d’une espèce végétale bien définie par son génome, issu de l’un ou de plusieurs de ses organes à l’aide d’une méthode d’extraction appropriée. Le but théorique est d’être le plus complet possible afin de bénéficier de l’ensemble des principes actifs, chaque méthode possédant ses particularités

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Commentaires
On associe trop souvent l’activité d’un végétal à la présence du principe actif majoritaire qu’elle renferme. C’est oublier une notion fondamentale en phytothérapie le Totum de la plante.
Ce Totum est l’ensemble des principes actifs fonctionnant en synergie, il est plus efficace que le principe actif isolé et souvent en tempère les effets secondaires.

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Yoga, Taï chi, Aïkido… et leçons de sagesse des orties !

Pourquoi ma préférence pour les orties ? Clin d’oeil en direction de Victor Hugo qui les évoque avec tendresse dans Les Contemplations.
D’autres précieuses « mauvaises herbes » auraient pu être citées.

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Depuis bien des années je me suis incliné devant des plantes sauvages et les orties en particulier, pour les convier dans ma cuisine et les mettre en valeur à la table de mes hôtes. A force de les côtoyer ainsi, je me suis mis à écouter ce qu’elles murmuraient avec de plus en plus d’insistance : c’est ainsi que je discernais progressivement les leçons de sagesse qu’elles souhaitaient me transmettre. Et aujourd’hui, j’ai le privilège de pouvoir partager ce que les orties ont pu m’apprendre sur la vie !

Le respect au moment de la cueillette, leur accord pour venir rejoindre ma cuisine, l’émerveillement face à leur vitalité. Ensuite les travailler avec le hachoir demi-lune est un exercice qui demande de la précision dans le geste, une bonne posture, une attention au rythme de la découpe et à sa respiration. Mélangées avec sel et huile, le moment de la mise en pot est arrivé : encore des gestes dont la répétition permet de bien prendre conscience de nos mouvements et de les affiner. Etre observateur. Etre à la recherche du geste juste, beau et efficace. Garder la conscience de son centre. Participer à un mouvement qui nous fait entrer dans la danse de la vie. Elles apprécient d’être ainsi traitées avec tous les égards car leur mission n’est jamais terminée ; elle se métamorphosent simplement. Des feuilles deviendront des papillons, sous forme de pesto d’autres deviendront une partie de nos cellules, en fin de saison, d’autres encore viendront enrichir l’humus du sol, etc. Elles aspirent à nous voir ainsi, en conscience, partager leur aventure… et être à l’écoute de leur secrets de sagesse.

A noter aussi l’immense avantage d’une telle pratique, c’est qu’elle est directement en lien avec les gestes du quotidien et peut donc se poursuivre, dans le même esprit, en prenant appui sur toutes les activités de la journée. Alors que transposer les postures de yoga est plus difficile avec le risque de ne pas faire de toute sa journée une activité inspirée par le yoga.

Je les remercie pour m’avoir ainsi enseigné la « Voie de l’ortie », démarche dont mon égo ne risque guère de se prévaloir en public. Ah, tu fais du yoga ! Et bien moi, je ne dirai rien de ma pratique en compagnie des orties. Cela reste donc entre nous, bien sûr ! -sourire-

Eloge des aubergines

Regarder avec un regard neuf tout ce qui nous entoure, voilà l’approche que pratique Marie-Sophie L dans son livre : L’instant cru. Voici un bel exemple avec les aubergines !

Ce regard neuf est un exercice précieux pour aiguiser notre admiration face à ces cadeaux de la nature dont la profusion peut avoir tendance à émousser la miraculeuse beauté !

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Solanacées haute couture, majestueuses dans leur robe brillante, d’une spirituelle coquetterie dans leur déclinaison du violet profond au blanc pur et même parfois audacieusement tigrées… Fruits et légumes à la fois, elles sont inclassables par la sensualité provocante de leurs courbes et la sagesse irréprochable de leur collerette. Si la présence de saponine les rend peu intéressantes telles quelles, leur texture d’éponge leur vaut d’être précieuses dans l’Instant Cru. Prêtes à s’imbiber de parfums et d’épices avant de se laisser déshydrater, elles contribuent à la confection de bacon végétaux, de morceaux qui rappellent la viande par leur consistance et leur aptitude à libérer l’arôme des marinades qui les imprègnent

Et qu’en disent les courgettes ?

 

Reconsidérer notre place sur terre, tenir compte des liens omni-présents, utiliser la formule magique de l’inversion de regard…

Marie-Sophie L en donne régulièrement des exemples dans son livre : L’instant cru. Ainsi pour des lasagnes à la Napolitaine, quel est le point de vue des courgettes ?

Voilà une précieuse source d’inspiration pour conduire des exercices pouvant donner un nouvel éclairage à nos séances de cuisine… et à notre relation au Vivant !

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Les courgettes adorent se laisser détailler en bandes le plus large possible, dans la longueur, par une mandoline.

Elles aiment se laisser légèrement saler  avant de dégorger et de s’assouplir ou s’étaler sur une feuille Téflex avant de se reposer sous la douce chaleur du déshydrateur pour perdre un peu d’eau ainsi que de leur croquant… tout en restant al dente

Les bandes de courgettes se lovent les premières au fond d’un plat à gratin ou d’un moule, se laissent recouvrir successivement de couches de ricotta, de macadamia, de sauce napolitaine, de pesto, tout en revenant s’intercaler entre les différentes préparations selon leur humeur. Et ainsi de suite jusqu’à épuisement… des ingrédients. C’est la béchamel de cajou qui a le dernier mot et vient clore la débauche de superpositions.

 

Vers la simplicité : un cheminement souvent difficile

Prendre pleinement conscience des trésors qui se cachent derrière ce mot de « simplicité ». Mais cela demande un vrai travail, car comme le disait Van Gogh, « Comme il est difficile d’être simple » !

Pour accéder à ces trésors, il y a des barrières à lever avec les connotations négatives de la sobriété, de la décroissance.
Chacun sera invité à faire l’inventaire de ses motivations pour faire telle chose, acheter ou garder tel objet, et autres éléments de son mode de vie.
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A l’écoute des leçons de la nature

Sujet central qui pourrait bien être abordé lors de nos causeries durant la semaine de vacances autrement ou à d’autres occasions.

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Impasses et détournements liés à l’observation de la nature
Importance toute relative des aspects souvent mis en exergue :
La lutte pour la vie, la dure loi des « mangeurs-mangés », la compétition, la sélection, etc.
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Ressentir… voilà le secret

Un séjour qui vous ouvre les portes du bonheur ! C’est possible, il suffit d’appliquer quelques règles élémentaires dont la première concerne le « ressenti ». Simple, mais pas forcément facile !!!

Ressentir est bien plus précis que le fait de dire qu’il faut y croire, qu’il suffirait d’affirmer un souhait pour qu’il se réalise. Le secret est de « ressentir » la situation à laquelle vous aspirez.
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La force mystérieuse de la beauté

L’éclat d’un rayon de soleil, la fougue d’un tableau, la douceur d’une chanson, le profil d’un passant : qui n’a jamais ressenti la magie de l’émotion esthétique ? Un instant suspendu, une évidence inexplicable, un sentiment de transcendance… Les propos qui suivent sont adaptés d’une interview du philosophe Charles Pépin.

La première force de la beauté est d’être le jaillissement soudain d’une présence d’absolu au milieu du quotidien. A partir d’éléments ordinaires elle déclenche en nous une émotion profonde, qui a le pouvoir de nous arracher quelques instants au flot de nos pensées et de nos activités.

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Vous distraire, vous divertir, vous occuper ?

Ces trois termes courants, utilisés dans un cadre de « loisirs »  comportent la même ambigüité !

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Donner de la place aux « distractions », « se distraire » : cela parait bien engageant : passer du bon temps, s’amuser… mais attention au piège sous-jacent ! Le sens originel du mot nous parle de : détourner l’esprit d’un objet, d’une occupation. (Il ne faut pas distraire les gens qui travaillent). Et si nos distractions nous rendaient distraits à l’essentiel ?

Un divertissement est une activité qui permet aux hommes d’occuper leur temps libre en s’amusant et de se détourner ainsi de leurs préoccupations. Le terme divertissement est apparu en Europe à la fin du XVe siècle. Il désignait alors l’action financière de détourner à son propre profit, ou distraire, une part de l’héritage. Par la suite, cette définition a été reprise pour l’appliquer à ce qui détourne quelqu’un de l’essentiel. Progressivement, il s’est associé à l’idée de plaisir et plus tard de loisirs. (Wikipedia). L’ambigüité est ainsi clairement évoquée !

S’occuper ou être occupé ! Etre sous le régime de l’occupation ! L’occupation est une situation dans laquelle se trouve un État, au cours ou à l’issue d’un conflit, envahi et placé sous domination militaire étrangère sans pour autant être annexé. (Wikipedia). Pas très réjouissant, même si l’occupant prend bien soin de nous. Les Romains excellaient dans cet « art » : Du pain et des jeux. Encore une situation où l’on perd notre liberté, notre disponibilité, notre motivation pour nous détourner de l’accès à « l’essentiel ».

Les « vacances… autrement » vont concilier les « loisirs » tout en affinant notre relation au Vivant : l’essentiel est ainsi non seulement préservé, mais régulièrement visité de manière joyeuse. Le piège de ces occupations, distractions et divertissements aura été évité.

Être jeune

Question récurrente dans les stages « Trouvez votre voie » : mais je n’ai plus l’âge pour…

Alors, que signifie être jeune ? Belle introduction à la place à faire aux « late bloomers », ces plantes à floraison tardive par opposition aux jeunes pousses ou « start-up » tellement adulées !

Ce texte du Général Mac Arthur 1945 éclaire admirablement ce que c’est que la jeunesse !
La jeunesse n’est pas une période de la vie,
elle est un état d’esprit, un effet de la volonté,
une qualité de l’imagination, une intensité émotive,
une victoire du courage sur la timidité,
du goût de l’aventure sur l’amour du confort.
On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d’années :
on devient vieux parce qu’on a déserté son idéal.
Les années rident la peau ; renoncer à son idéal ride l’âme.
Les préoccupations, les doutes, les craintes et les désespoirs sont les ennemis qui,
lentement, nous font pencher vers la terre et devenir poussière avant la mort.
Jeune est celui qui s’étonne et s’émerveille.
Il demande comme l’enfant insatiable : Et après ?
Il défie les événements et trouve de la joie au jeu de la vie.
Vous êtes aussi jeune que votre foi. Aussi vieux que votre doute.
Aussi jeune que votre confiance en vous-même.
Aussi jeune que votre espoir. Aussi vieux que votre abattement.
Vous resterez jeune tant que vous resterez réceptif.
Réceptif à ce qui est beau, bon et grand.
Réceptif aux messages de la nature, de l’homme et de l’infini.
Si un jour, votre coeur allait être mordu par le pessimisme et rongé par le cynisme,
puisse Dieu avoir pitié de votre âme de vieillard.

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