République en Tête[s]

En écho aux attentats qui ont frappé Paris en 2015, République en Tête[s] est un événement annuel qui a pour but de permettre à chacun, avec sa propre sensibilité, de revenir sur tous les enjeux que nous questionnons depuis lors : la liberté, les différences, la tolérance, le rôle des médias….

L’événement République en Tête[s] doit permettre à chacun, avec sa propre sensibilité, par un parcours qu’il peut choisir au sein d’une programmation dense et multiforme, de revenir sur toutes les questions sociétales : la liberté, l’égalité, la tolérance, la société que nous construisons. L’édition 2015 s’est penchée sur la liberté de la presse. L’édition 2016 a abordé le thème de l’Europe, alors que l’édition 2017 a questionné les enjeux du renouvellement démocratique. Enfin, 2018 fût l’année de la réflexion sur la diversité.

2019 questionnera les enjeux citoyens, en projetant notre réflexion vers l’avenir. Alors que se diffuse aujourd’hui largement l’inquiétude quant à l’avenir de la planète face à l’urgence climatique, quant aux poussées nationalistes et xénophobes, quant au creusement des inégalités, il paraît primordial de réinventer notre rapport au monde et d’imaginer un futur à notre société et à nos enfants. Comment envisager le futur, comment prédire l’avenir sans tomber dans l’archétype et l’approximation délirante ? Comment se départir des visions anxiogènes pour construire un monde meilleur ? Quel sera notre futur, collectif et individuel ?

Les réponses que les intervenants tenteront d’apporter s’adresseront à des publics variés, adultes, professionnels, enseignants, enfants et scolaires.

Nourri de débats, de rencontres, d’expériences participatives et de formes artistiques, République en tête[s] veut éviter de donner des leçons de citoyenneté pour laisser la parole aux faisants comme aux sachants, en permettant le témoignage et la mise en perspective d’expériences et de savoirs.

Infos détaillées en cliquant sur le lien ci-dessous

Du 5 au 9 novembre 2019 – Villers les Nancy

Désherber ou ensauvager sa vie ?

Gérard et ses petites herbes… vous connaissez ? Ah oui (petit sourire), la bonne adresse pour manger des orties !
Ne vous y méprenez pas ! Et si la petite herbe folle était messagère de secrets ? L’essentiel se manifeste souvent aux hommes de manière insignifiante, à croire qu’il souhaite se révéler en priorité, dans toute sa splendeur, aux cœurs simples.
Mais alors quel serait ce secret si jalousement gardé ? Cette petite herbe nous inviterait-elle à prendre conscience qu’en mangeant une soupe d’orties, nous communions avec ces forces de vie qui rythment les flots de sève sous les écorces, la course des étoiles, les pulsations de notre cœur ? La vie d’une herbe qui se donne pour entretenir, un temps donné, la nôtre.
Percevoir que derrière le pain qui accompagne cette soupe d’orties il y a conjonction de farine, d’air, d’eau, de sel, de feu et d’amour. Voilà encore une occasion de se connecter aux divers éléments de la nature. Chaque geste du quotidien peut s’éclairer de la même manière et participer au réenchantement de notre vie.
Nous voilà bien plongés au cœur du mystère du vivant. Inutile de chercher des explications ou de se rebeller. Accepter ce qui est, l’urgence étant de le vivre pleinement en conscience : émerveillement, respect, gratitude.
L’ortie nous a donné tout ce que sa nature d’ortie lui permettait de nous donner. Et nous, qu’avons-nous à donner à la vie pour que cette chaîne se poursuive harmonieusement ? Petits gestes au service d’une grande aventure.
Il ne peut y avoir de réponses toutes faites. Pour ma part, je me contente de partager cette question en la reformulant implicitement à travers de multiples activités, autant d’occasions d’ouvrir des fenêtres pour laisser ensuite le vent, s’il le souhaite, profiter de l’ouverture, souffler à sa guise… et apporter l’inspiration à certains.
L’objectif premier n’est pas de changer le monde mais de profiter de cet éclairage pour estomper la morosité ambiante en renouant avec notre âme d’enfant qui s’émerveille de la vie. Retrouver la joie, celle dont parle si bien Daniel Pons :

La joie, c’est Dieu en vous
Qui se lève
Qui s’ébroue
Et qui commence à sourire.

A partir de chaque action du quotidien, redonner sa place à la poésie, poser des gestes d’autonomie, retrouver des savoir-faire oubliés, retisser les fils d’une transmission brisée, se reconnecter à nos racines et apprendre à composer à nouveau avec les fées !
Voilà de quoi colorer le quotidien des uns, infléchir les activités professionnelles des autres, nourrir la nostalgie de chacun pour une vie meilleure. Une invitation à partager cette dynamique, ponctuellement ou de manière plus engagée. Alors, si cela vous parle, vous pouvez agir concrètement et rejoindre au plus vite ceux qui se passionnent pour ce qui m’anime. Les tâches ne manquent pas et les projets sont multiples. Et, en prime, tout en vous apprenant la langue des oiseaux, nous partagerons peut-être un soir, avec reconnaissance, une soupe d’orties ! Met sage d’herbes folles…

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Pour une nouvelle alliance avec le Vivant

Dans la Bible nous trouvons 8 alliances dont on retient en général les deux principales, celle de l’Ancien Testament avec Moïse comme intermédiaire et celle du Nouveau Testament.
L’ancienne Alliance supposait le respect des « paroles de l’Éternel et de toutes les lois »
La nouvelle alliance, déjà annoncée dans l’Ancien Testament, suppose un changement fondamental. Dieu parle ainsi : « je mettrai mes lois dans leur esprit, je les écrirai dans leur cœur ; et je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple. » Voilà une approche privilégiant ce qui vient du fond du cœur en relativisant les lois et prescriptions formelles aliénantes. Cette perspective se trouve bien relatée dans les enseignements du Christ, même si elle n’a pas vraiment été totalement incarnée par les institutions chrétiennes.
Les Juifs ne reconnaissent pas le Messie dans l’arrivée du Christ, ils restent dans l’attente de cette nouvelle Alliance.
Il serait possible pour les Chrétiens de considérer cette nouvelle Alliance comme inachevée et pouvant prendre pleinement tout son sens avec l’émergence d’une nouvelle spiritualité s’adressant au monde entier en réconciliant les hommes, athées ou non, au-delà du clivage des diverses religions.
Relisons les paroles de la Samaritaine. « Nos pères ont adoré sur la montagne qui est là, et vous, les Juifs, vous dites que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem. » Jésus lui dit : « Femme, crois-moi : l’heure vient où vous n’irez plus ni sur cette montagne ni à Jérusalem pour adorer le Père. L’heure vient – et c’est maintenant – où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et vérité : tels sont les adorateurs que recherche le Père. Dieu est esprit, et ceux qui l’adorent, c’est en esprit et vérité qu’ils doivent l’adorer. ». A mettre en pratique dans la liberté et le secret de notre cœur.
Au fait, qu’est-ce qu’une alliance ? C’est une proposition faite par Dieu en vue de régler ses relations avec les créatures. Le moment historique ne serait-il pas venu pour mettre en place ce qui n’a pas vraiment marché jusqu’à présent ? Et en remplaçant le mot piégé de « Dieu » pour évoquer cette Réalité invisible, inconnaissable, qui dépasse notre entendement : « Force divine », « Vivant » ou autre…
En dehors de cette mise en perspective avec l’histoire du christianisme, la relation des hommes avec le divin est bien au cœur des réflexions conduites actuellement dans le cadre de la Transition : telle est la place de la notion « d’éco-spiritualité laïque » prenant la relève des frémissements du mouvement « New Age ».
La question n’est pas de s’interroger si une telle perspective serait utopique pour assurer à l’humanité un avenir paisible. La seule réflexion qui me paraisse légitime serait de rechercher s’il y aurait d’autres moyens pour répondre, dans le contexte actuel, à l’aspiration des hommes cherchant à donner du sens à leur vie en lien avec cette force qui les dépasse et les anime, tout en les réunissant pacifiquement dans une pratique inspirée par cette sagesse enfouie dans leurs cœurs. Toute autre polémique sur l’avenir de l’humanité serait vaine car sans réponse et nous détournant de l’essentiel.
Alors ? Un pari à faire, un engagement à prendre, un idéal à incarner ? Si les doutes sur l’émergence d’une nouvelle humanité existent bien, nous avons cependant tout à y gagner pour notre évolution personnelle. Et cela pour tous, sans distinction, autant pour les athées que pour ceux engagés dans une pratique religieuse.

Transition – bulles

Commentaires – Mission

Constats
Raréfaction des ressources (énergie et métaux), changement climatique, pollution, perte de biodiversité… Inutile de développer le tableau sombre des dégradations que subit notre cadre de vie. L’actualité apporte chaque jour de nouveaux sujets d’inquiétude
Polémiques
Il y a des négationnistes. Soit, le constat est là et même si l’homme ne serait pas responsable de l’ensemble des dégâts, il a la capacité de mettre en place les moyens pour les réduire et laisser entrevoir un avenir possible. Toute polémique qui retarderait l’action ou nous en dédouanerait est inappropriée.
Transition
Cette nouvelle perspective conduit à abandonner la notion de développement durable. Au niveau gouvernemental le Ministère de l’écologie et du développement durable s’est métamorphosé en Ministère de la Transition écologique et solidaire ! Les mots ont leur importance.
Gestes écologiques
Les gestes vertueux sont pertinents, mais insuffisants pour imaginer un avenir vivable sous la menace de la perspective d’un effondrement. Les actions individuelles aspirent à se conjuguer de manière féconde avec les actions collectives et politiques. Et au-delà des actions, c’est au final une évolution des consciences qui est la véritable clé.
Enjeux
Les enjeux sont planétaires. Soyons réalistes : il ne s’agit plus d’espérer aménager l’ancien système pour le prolonger mais bien de mettre en place un nouveau monde qui deviendrait la surprise positive de l’anthropocène, l’ère dans laquelle nous venons d’entrer. Des enjeux à mettre en perspective avec l’histoire de l’humanité dont ils constituent un événement majeur !
Un nouveau monde
L’émergence d’un nouveau monde repose sur une nouvelle conscience s’appuyant sur la relation individuelle et collective avec les forces du Vivant. Une société rêvée comme un écosystème dans lequel chacun cultiverait les liens essentiels avec la nature, avec les autres, avec le plus intime de son être et avec ce qui le dépasse. Ce qui demande un réel travail sur soi, tant sont nombreux les liens qui nous enchaînent et nous privent de la liberté indispensable pour nourrir ces nouveaux liens qui libèrent.
Amnésie
L’homme occidental a oublié de répondre à ces besoins essentiels de l’âme qui ont donné du sens aux communautés humaines depuis des millénaires. Voilà qui nous laisse désemparés face aux pertes qui se profilent. C’est l’oubli de notre dimension sacrée et des pouvoirs qui la caractérise. Les conséquences de cette amnésie sont la dépression, l’anxiété et la solitude.
Anesthésie
Face à une douleur devenue trop grande et trop difficile à gérer, la tentation est de recourir, consciemment ou non, à l’anesthésie. Alcool, drogue, travail, consommation, écran… De tels « antidouleurs » ne suppriment pas les douleurs profondes (éco-anxiété) car, consciemment ou non, nous ne pouvons nous résigner à vivre des vies superficielles privées de sens.
Catastrophisme
Les observations, les diagnostics inquiétants relayés quasi quotidiennement conduisent de nombreuses personnes à considérer l’effondrement comme inévitable. L’attitude responsable consiste à résister à la dictature du catastrophisme, au fanatisme de l’apocalypse se nourrissant de peurs et qui conduit au retrait sur soi, au découragement, au fatalisme…
Déni
Le déni peut prendre diverses formes
Déni pur et simple
Confiance dans la technologie pour faire face aux défis à venir
Bonne conscience d’avoir posé de petits gestes sans se prendre la tête avec d’autres considérations : avoir fait sa part.
Citoyen du Monde
S’informer est indispensable pour acquérir une vue d’ensemble sur la situation en sortant du dualisme « l’environnement et moi ». Une manière de relativiser ce qui est proche de nous pour une vision globale, systémique. Et chacun, au milieu de tout cela, peut se considérer comme citoyen du monde. Agir dans cette perspective, avec la conscience de ce qui nous relie aux mystères de la vie, d’où le personnage du militant-méditant qui peut être une option à incarner.

Commentaires – Des moyens

Vie quotidienne
Tous les domaines sont concernés par la transition. On y trouvera :
Alimentation vivante. Agriculture. Santé et bien-être. Éducation. Énergies. Habitat, etc.
Travail sur soi
Les outils « classiques » du développement personnel
Deux thèmes prioritaires. Activer son plein potentiel. Les valeurs personnelles
Les stages pratiques comportent toujours des occasions pour aiguiser la réflexion sur le sens à donner à nos activités.
Relation au Vivant
Caractéristiques et enseignements de sagesse du Vivant. Grands principes.
Ecopsychologie.
Ecospiritualité.
Fondamentaux
Culture générale. Sciences, institutions, histoire des idées, les enjeux sociétaux, la crise,
Culture entrepreneuriale
Alternatives
Vivre et penser autrement.
Activités économiques.
Métamorphoses institutionnelles.
Les transformations : stratégies et outils.
Passer à l’action se décline à titre individuel ou collectif.
Changement d’activité
Thème : Trouver sa voie, transformer sa vie. Plus large et riche qu’un Bilan de Compétences traditionnel.
Professionnels
Alimenter la culture générale.
Donner du sens à ses activités et le faire savoir.
Réorienter certaines pratiques ou produits ou prestations.

Voyage… en terres inconnues !

J’ai accompagné avec bonheur pendant 18 ans les aventures de l’Ami du Vent, au fil de ses voyages inspirants à travers les grands espaces, pour mieux approcher le mystère de nos terres intérieures.
Fidèle à cette motivation, les stages que je propose désormais sont conçus pour répondre à cette soif de changement exprimée par une majorité de personnes. Non pas un changement ponctuel d’horizons, mais bien un changement de regard. C’est en restant en Alsace, immergé chez moi pendant une semaine dans un espace bienveillant, accueillant, qu’il devient possible d’expérimenter ce que signifie « vivre autrement » : prise de conscience, motivation, outils et accompagnement pour introduire de nouveaux repères dans son quotidien. La démarche conjugue plaisir et découverte, suscite enthousiasme et détermination, (re)donne du sens au quotidien et ouvre des horizons incroyables pour mettre notre quête individuelle en résonance avec les grands enjeux de notre temps. Une manière de s’inscrire dans une logique de transition écologique enrichie d’une vision sacrée de la vie.
Nombreux sont désormais ceux qui aspirent à un tel changement. Mais les freins sont nombreux pour agir ! Doutes, peurs, multiples obstacles… raisons ou prétextes ?

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J’ai enfin trouvé la vérité !

 

La recherche de la vérité est une thématique essentielle pour expliquer intolérance, dictatures et guerres. Etre au clair avec cette notion permet en premier lieu d’adopter individuellement, avec humilité, une attitude juste conduisant à « être » vrai sans prétendre « avoir » la vérité.

Il est classique de comparer la vérité scientifique à la vérité en matière religieuse

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Devenir pleinement acteur de sa vie

Quelles valeurs cultiver pour devenir pleinement acteur de sa vie ?

Questionnement qui s’inscrit dans le programme de la semaine « Trouver sa voie »
Voici un exemple décliné en deux volets qui ont des zones de recoupement

Identifier les valeurs que nous aurions oubliées
A la clé, une démarche de « retrouvailles »

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Pédagogie : persuader ou convaincre ?

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Persuader = amener quelqu’un à croire, à penser, à vouloir, à faire quelque chose, en jouant sur sa sensibilité, par voie de séduction.
Convaincre = amener quelqu’un à admettre une façon de penser ou de se conduire en lui exposant les raisons qu’il peut avoir de l’adopter.

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La couleur du gilet ne fait pas le citoyen

Il est possible de trouver un fil conducteur au mouvement des gilets jaunes. Un fil qui lui donnera probablement une dimension historique, sans qu’ils en soient clairement conscients.

La lecture de leurs 42 directives qui ont été publiées laisse apparaître une thématique dominante : au-delà des aspects de fin de mois, ils aspirent à davantage de liberté et souhaitent prendre leur avenir en main.

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