Beaux textes

La littérature, la poésie, les contes peuvent nous nourrir de beauté et de merveilleux. Nous pouvons ainsi trouver les mots ou créer l’ambiance permettant d’exprimer une émotion, d’accompagner un élan d’admiration, de partager un ressenti. Une manière aussi de prendre conscience de notre reliance à cette communauté d’écrivains, d’artistes, de penseurs de toutes époques et de tous lieux qui magnifient l’aventure humaine à laquelle chacun apporte sa contribution.

Dans mes bras il y a…

Dans mes bras il y a ton écorce
Derrière laquelle coule la sève de nos mémoires
Il y a ce rugueux, cette rigueur, cette limite
Où je m’appuie et me colle
Pour laisser couler les chagrins qui viennent
Comme des marées mouillant le sable de tes racines

Dans mes bras il y a ta force
Cette densité plantée entre ciel et terre
Ce solide évanescent où voyage l’invisible
Où mes doigts circulent sur tes cicatrices,
Nœuds, mousse, lichens et sillons profonds
Cherchant à sentir l’écho de nos blessures semblables Continuer la lecture

la Saint-Jean d’hiver

C’est la Saint-Jean d’hiver, le 21 décembre!
Janus aux deux visages, regarde enfin vers la lumière: la porte de l’hiver mène au renouveau.

……………………………………………

Au-delà de l’analogie banale du déroulement de la vie avec le passage d’une année: printemps de l’enfance, été de la plénitude, automne de la maturité et hiver de la vieillesse, le cycle de notre propre énergie est lui-même lié aux saisons. Les anciens le savaient, pour qui l’hiver était temps de réparation des outils et des forces humaines, temps de rester chez soi en famille, de causer, de conter, de décanter les expériences de l’année active. Temps d’attendre aussi : l’hiver enseignait le retrait et la patience. Nous qui nous reposons l’été, période d’intense activité naturelle, et nous agitons l’hiver, mois de dormance, nous connaissons la fatigue, la déprime et le non sens de qui vit contre nature ! Continuer la lecture

Être, renaître ma naissance

Être, renaître ma naissance

………..

….‼️‼️ TROUVER SA VOIE… TRANSFORMER SA VIE ‼️‼️ 2 au 6 avril 2018. Paroles inspirantes d'Aznavour accompagnant ce thèmeÊtre, mourir pour mieux renaître Des mensonges d'antan Et n'être rien qu'un être VivantLire le texte intégral ICI

Publié par Gérard Verret sur jeudi 21 décembre 2017

Être, renaître ma naissance
Dans une aube de craie
Sous la lune de sang
Aux termes d’un hiver mourant Continuer la lecture

J’aime l’araignée et j’aime l’Ortie.

 

…………………………………………………….

J’aime l’araignée et j’aime l’Ortie.
Parce qu’on les hait ;
Et que rien n’exauce et que tout châtie
Leur morne souhait :
Parce qu’elles sont maudites, chétives,
Noirs êtres rampants ;
Parce qu’elles sont les tristes captives
De leur guet-apens ;
Parce qu’elles sont prises dans leur oeuvre ;
0 sort ! fatal nœud !
Parce que l’Ortie est une couleuvre,
L’araignée un gueux ;
Parce qu’elles ont l’ombre des abîmes,
Parce qu’on les fuit,
Parce qu’elles sont toutes deux victimes
De la sombre nuit.
Passants faites grâce à la plante obscure,
Au pauvre animal.
Plaignez la laideur, plaignez la piqûre,
Oh ! plaignez le mal !
Il n’est rien qui n’ait sa mélancolie ;
Tout veut un baiser.
Dans leur fauve horreur, pour peu qu’on oublie
De les écraser,
Pour peu qu’on leur jette un oeil moins superbe,
Tout bas, loin du jour,
La mauvaise bête et la mauvaise herbe
Murmurent : Amour !

Victor Hugo, Les Contemplations

Qu’est ce qui est là ?

« Qu’est ce qui est là, qu’est ce qui respire en nous ?
Je vous propose d’être là, d’être un peu plus là

Et cela commence dans le corps que nous sommes
En sentant le contact de notre corps sur la chaise
En sentant le contact de nos pieds sur le sol
En sentant notre colonne vertébrale
Notre colonne vertébrale qui est comme l’Arbre de Vie
Cet arbre qui relie la terre et le ciel, cet axe, notre droiture
Notre corps n’est pas le tombeau de l’âme
C’est le temple de l’Esprit
C’est une maison pour abriter le vent
Pour accueillir le souffle
Accueillir l’inspir et l’expir
Inspirez plus doucement, expirer plus doucement
Ne faire qu’un avec ce souffle
Ce souffle qui nous inspire et qui nous expire
Entrez simplement dans cette conscience du souffle
Et ne pas avoir peur d’aller au fond de l’expir
Expirez profondément et doucement et restez là un petit moment
Ecoutez, goûtez les saveurs du Silence
Un je ne sais quoi, un presque rien
Et c’est de ce Silence que va naître un nouvel inspir
Laissez le venir comme un cadeau
Simplement respirez, consciemment, doucement, profondément
Et peut être sur le rythme même du souffle,
Accordez l’invocation qui est la votre si vous avez une tradition particulière
Ou simplement ‘je suis’ Etre là, je suis là
Laissez dans ce je, dans ce petit je, laissez être la grande Présence
Celui qui est plus intelligent que nous, en nous
L’intelligence créatrice, la Conscience première
Laissez être au cœur de notre vie, une vie plus vaste
Sentir que notre souffle vient de l’infini et retourne à l’infini
Et au niveau du cœur, laissez venir cette simple gratitude, cette bonté
Quelque chose comme un soleil qui éclaire, qui réchauffe
Plus moi que moi-même, tout autre que moi-même
Et méditez vous savez,
Ce n’est pas courir après le soleil
C’est se laisser ensoleiller
Quelques instants, se laisser ensoleillé par la Présence silencieuse
Pour notre bien être et le bien être de tout et de tous

Très beau texte de Jean-Yves Leloup
publié sur Facebook « LEnseignement-de-Jean-Yves-Leloup »

 

La danse des étoiles

Alliance féconde, inspirante, entre amour, poésie et spiritualité !

 xxxxxx xx
x

J’aime ta bouche et
La danse des étoiles
J’aime tes lèvres et
La neige sur la montagne
J’aime tes yeux et
Le chant des herbes sur mon chemin
J’aime ton ventre et
La force du vent dans la tempête
J’aime tes hanches et
Leurs navires
J’aime tes pas
Et ta lumière…

Marc-Alain Ouaknin – Je suis le marin de tes yeux

L’arbre, lien entre la terre et le cosmos

L’arbre, lien entre la terre et le cosmos

xxxx x

« Un arbre, c’est la Vie …
C’est toutes les saisons de la Vie
… avec son temps de fleurs.
avec son temps de fruits …
avec ses feuilles qui tombent
et ses bourgeons qui renaissent »

Je voudrais ajouter quelques mots à cette parabole des arbres
Voir article : regarde les arbres comme ils travaillent

x

 

« Avoir confiance dans l’action des arbres, pourtant, ne suffit pas, mon fils. Il faut aimer les arbres, les protéger, les respecter, leur permettre de se multiplier. »

xxx

« Essaie -mon fils- d’apporter ton concours à cette œuvre gigantesque : il y va de l’avenir de ceux dont toi, un jour, tu seras aussi le grand-père.

Puisses-tu, lorsque tu seras arrivé au soir de ta vie, avoir compris le sens du témoignage d’amour que je dédie ici à l’arbre, ce trait d’union si frêle et fragile à la fois, entre le cosmos vers lequel les branches se tendent, et la terre dans laquelle plongent ses racines. Si frêle, parce qu’il cherche à relier, par ses tentacules dérisoires, une planète à son univers. Mais aussi si puissant quand il joue, de concert avec des centaines de millions d’arbres, sa partition dans le grand orchestre des vastes étendues forestières. »

Pierre-Jakez Helias

Regarde les arbres comme ils travaillent !

Regarde les arbres comme ils travaillent !

xxx

« Regarde, regarde les arbres comme ils travaillent.

– Qu’est ce qu’ils font grand-père ?
– Ils rattachent la terre au ciel. Et cela, c’est très difficile. Vois-tu, le ciel est si léger qu’il est toujours sur le point de prendre la fuite. S’il n’y avait pas d’arbre, il nous dirait adieu le ciel. Alors, il ne nous resterait plus qu’à mourir. Mais, heureusement, il y a les arbres…
Regarde ce tronc rugueux, tu vois. C’est comme une grosse corde. Il y a même des nœuds dedans. Mais à chaque bout, les fils de la corde se desserrent et s’élargissent pour s’accrocher au ciel et à la terre. On les appelle des branches en haut et des racines en bas. Mais c’est la même chose. Les racines cherchent leur chemin dans le sol de la même manière que les branches cherchent leur chemin dans le ciel.

– Mais grand-père, c’est plus difficile d’entrer dans le sol que dans le ciel !
– Hé non mon fils. Si c’était vrai, les branches seraient droites. Et vois comme elles sont tordues sur le vieux pommier ! Elles doivent aussi chercher leur chemin. Elles poussent. Elles changent de direction. Elles ont parfois bien plus de mal que les racines.

– Et qu’est-ce qui leur donne tout ce mal, grand-père ?
– C’est le vent. Le vent voudrait séparer le ciel et la terre.
Les arbres tiennent bon. Mais c’est une sacrée bataille, mon fils. »

Et nous, grand-père, que devons-nous faire ?
Avoir confiance, mon fils. Avoir confiance dans les arbres contre le vent »

Pierre-Jakez Helias

Il te suffira si peu

Il te suffira si peu
Le vent qui passe
Le soleil qui agrandit ton ciel
Un oiseau qui chante
Un sourire qui illumine un visage
Une mélodie qui ruisselle
Ou un rouge qui chatoie
 
Pour que ton cœur se lève
Transparent et lumineux
Lavé des troubles et des doutes
Simplement dressé et joyeux
Sur ton chemin de cailloux blancs.

Merci à Michèle Théron  et son magnifique site inspirant : le jour et la nuit