Bien faire sans risquer de trop en faire !

Voilà un exercice d’équilibre qui a le mérite de nous amener à poser quelques bonnes questions

Ce qui est à la base du perfectionnisme
Le constat d’une telle exigence conduit à évoquer plusieurs situations
Environnement. Il est évident que la société exige les meilleurs citoyens, fonctionnaires, chercheurs, soldats, etc. Pour avoir une chance « d’y arriver », il faut se surpasser, être le meilleur…
Attitude personnelle. Cela peut être un trait de caractère, bien sûr. Mais cela peut évoluer dans le temps.
• Prendre des distances par rapport à un tel trait de caractère peut résulter d’un bénéfique travail sur soi.
• A l’inverse, il est courant de constater que ce sont souvent les personnes les plus talentueuses qui doutent le plus de leurs capacités. Celles qui parviennent à développer leurs talents qui sont les plus frustrées. Cela s’explique aisément, car plus on gagne en expertise, plus nos références deviennent élevées avec un sentiment de complexe par rapport à la vision d’un objectif qui s’éloigne avec la perception plus aigüe du chemin qui reste à accomplir. C’est aussi un bon signe pour faire le constat que le chemin déjà accompli est positif au regard de notre projet de vie.

Distinguer perfectionnisme et optimaliste
Rappel des définitions données par AM Jobin : Continuer la lecture

Regards portés sur la vie et les déchets

Une première approche
Pour tenter d’éclairer les nombreuses actions menées au niveau de la gestion de nos poubelles, il me paraissait intéressant d’en chercher les motivations. Des conseils, des réglementations, des initiatives citoyennes reposent sur divers arguments

  • Ne pas polluer et préserver la planète pour les générations futures
  • Ne pas gaspiller par souci d’économies et pour anticiper la fin de nombreuses ressources naturelles

Alors, pour donner du sens à cette gestion des poubelles, je cherchais une motivation plus profonde pouvant dépasser le recours à la culpabilité du pollueur et à l’efficacité économique. Un constat en observant le vivant : si la vie génère automatiquement des déchets, ils sont tous recyclés par d’autres formes de vie. Donc économie circulaire et aucun déchet non recyclable. Continuer la lecture

Alimentation et culpabilité

Penser aux animaux tués que nous mangeons conduit de plus en plus de personnes à s’interroger sur la justesse de consommer des protéines animales. Cela repose en général sur un sentiment de culpabilité bien plus fort que des considérations diététiques sur les méfaits d’un excès de viande ou des enjeux environnementaux en termes de pollution ou d’utilisation efficace de surfaces agricoles limitées.

Il est bien plus rare de percevoir autant de culpabilité à l’égard des légumes que nous mangeons. Manque de sensibilité ou inconsciemment, sujet écarté, car conduisant dans une impasse. Donc il parait plus simple de considérer, sans autre discussion, comme légitime le fait de les manger !
Mais prenez conscience, un instant, de ce qui se passe. Le végétal cueilli, coupé, râpé, ébouillanté, mastiqué pour finir dans le bain d’acide chlorhydrique de notre estomac ! Cruel, violent, non ? Continuer la lecture

Moche mais magnifique ! La beauté de l’imperfection

…………..

Voir l’article rédigé par ailleurs sur le charme des porcelaines brisées évoquant le kintsugi « jointure en or » qui est une méthode japonaise de réparation des porcelaines ou céramiques brisées au moyen de laque saupoudrée de poudre d’or.
J’adore cette philosophie qui prend en compte le passé de l’objet, son histoire et donc les accidents éventuels qu’il a pu connaitre. Ces derniers ne signifient plus sa fin ou sa mise au rebut, mais un renouveau, le début d’un autre cycle et une continuité dans son utilisation. Il ne s’agit donc pas de cacher les réparations, mais de mettre celles-ci en avant.
C’est dans le même esprit que je salue une initiative artistique visant à réhabiliter les légumes trop souvent écartés, et donc gaspillés, au prétexte de petits défauts qui n’influent en rien sur leurs qualités gustatives, sanitaires ou nutritives. Carottes à deux jambes, aubergines biscornues, tomates difformes, fruits tuméfiés, … bizarres, ils sont bizarres aux yeux d’une société de consommation où l’apparence prévaut sur la qualité.
C’est pour lutter contre un tel gaspillage alimentaire portant sur des légumes « moches » que Sarah Phillips, entrepreneure américaine, a décidé de les valoriser via une série de photographies « Ugly Produce is Beautiful » (Les produits moches sont beaux), publiée sur Instagram.
Par le biais de la photographie, c’est une prise de conscience globale et mondiale que Sarah Philips veut susciter.
Ses photographies sont autant de natures mortes qui subliment fruits et légumes dans une mise en lumière et en couleurs particulièrement réussies. De véritables tableaux d’art dont la composition n’a rien à envier au peintre maniériste Arcimboldo …
Les porcelaines brisées, les légumes « moches » ou simplement non calibrés conduisent à nous interroger sur nos critères pour décider de ce qui est beau, de ce qui est bon. Nous y trouvons tous les stratagèmes du marketing s’appuyant sur une vision totalement déformée de la réalité de la vie véhiculée par le système de référence dans lequel nous sommes immergés. En prendre conscience est le premier pas vers plus de justesse dans nos appréciations sur ce qui nous entoure, sur ce que nous consommons et, au final, sur notre propre image que nous devrions présenter pour être reconnu comme « normal ».

Inspiré d’un article UP Magazine de mars 2018 pour le travail de Sarah Phillips,

Prière amérindienne

Ô Grand Esprit
dont j’entends la voix dans le vent et dans le souffle d’une vie au monde.
Ecoute-moi !
Je viens vers toi comme l’un de tes innombrables enfants.
Je suis petit et faible.
J’ai besoin de ta sagesse et de ta force.
Laisse-moi marcher dans la beauté et fais que mes yeux contemplent
toujours les rouges et pourpres couchers de soleil.
Fais que mes mains respectent ta Création et que mes oreilles entendent ta voix.
Rends-moi sage afin que je connaisse ce que tu as révélé à mon peuple,
les leçons que tu as cachées sous chaque feuille et chaque pierre.
Je te demande force et sagesse, non pour être supérieur à mes frères et sœurs,
mais afin de combattre mon plus grand ennemi : moi-même.
Fais que je sois toujours prêt à me présenter devant toi
avec des mains propres et un regard droit.
Ainsi, lorsque ma vie s’éteindra comme s’éteint un coucher de soleil,
mon esprit pourra venir à toi sans honte.

Le même fleuve de vie

Je sens que toutes les étoiles
Palpitent en moi
Le monde jaillit dans ma vie
Comme une eau courante
Les fleurs s’épanouiront
Dans mon être
Tout le printemps
Des paysages et des rivières
Monte comme un encens
Dans mon cœur
Et le souffle de toutes choses
Chante en mes pensées
Comme une flûte

La joie est accourue de tous le coins du monde pour former mon corps.
La lumière des cieux l’ont embrassé encore, jusqu’à l’éveiller à la vie.
Les fleurs des étés trop rapides ont palpité dans son sein, et les voix de l’eau et des vents chantent dans ses mouvements.
Les couleurs ardentes des nuages et des forêts ont afflué dans ma vie et toutes les harmonies des choses ont caressé ses membres pour leur donner une forme de beauté. Elle est mon épouse, elle a allumé sa lampe dans ma maison

Le même fleuve de vie
Qui court à travers mes veines nuit et jour
Court à travers le monde
Et danse en pulsations rythmées

C’est cette même vie
Qui pousse à travers la poudre de la terre
Sa joie en innombrables brins d’herbe
Et éclate en fougueuses vagues de feuilles
Et de fleurs
C’est cette même vie
Que balancent flux et reflux dans l’océan
Berceau de la naissance et de la mort.
Je sens mes membres
Glorifiés au toucher de cette vie universelle
Et je m’enorgueillis
Car le grand battement de la vie des âges
C’est dans mon sang qu’il danse en ce moment

L’Offrande lyrique – Tagore
Première parution en 1963
Trad. de l’anglais (Inde) par Hélène Du Pasquier et André Gide. Introduction d’André Gide

A la poursuite des gazelles

On dit que le roi Salomon, un jour qu’il était las des prestiges du monde,
s’en alla méditer sans femme ni guerrier dans le vaste désert.
Or, comme il cheminait à longs pas dans le sable, le front penché, l’esprit
paisible, au bout de sa sandale il vit une fourmi.
Elle marchait comme lui,
elle aussi tête basse, indifférente à tout, têtue comme au labour, refusant
l’abri des cailloux, la halte au frais des herbes rares.
Salomon, la voyant si brave et obstinée, se pencha sur elle. Il lui dit :
« Où vas-tu donc, petite soeur ? »
Elle répondit : « Grand roi, ne me retarde pas. Je cours où mon âme m’appelle, à la poursuite des gazelles. »
« Amie, lui demanda le roi, connais-tu ces bêtes divines ? »
« Hélas non, répondit la bestiole pressée, mais j’ai vu leurs ombres passer, et j’en fus tant bouleversée que je ne peux vivre sans elles. »
Le roi des rois s’agenouilla, la prit sur le bout de son doigt, sourit, lui dit enfin : « Comment peux-tu rêver en rejoindre quelqu’une ? Elles vont droit comme l’oeil à travers le désert, elles franchissent d’un saut la dune que tu escalades en cent jours. A suivre leurs sabots tu tomberas bientôt dans une empreinte creuse et la brise qui tout efface, peut-être t’enfouira dedans. Quitte tes illusions, pauvre amie valeureuse, et retourne à la fourmilière que tu n’aurais pas dû quitter. »
« Je sais, ô roi des rois, que la raison t’inspire, répondit la fourmi. Mon pas est court, ma vie n’est qu’un jour de la tienne, mon ciel n’est pas plus haut qu’un brin d’herbe naissant. Je ne suis rien, j’aspire à la grâce parfaite, j’avoue que c’est grande folie. Mais qu’importe à mon coeur aimant ? L’espoir me tient, me tire et pousse, ne me laisse point en repos. Il occupe toute ma vie. Je veux lui obéir sans faute et la mort ne me sera rien si elle me prend sur mon chemin, à la poursuite des gazelles. »
Henri Gougaud Paramour

Alimentation vivante – présentation de la vidéo

Le texte de la vidéo est présenté ci-dessous

Bonjour, je vous propose de vivre une expérience unique, hors du temps. Un rendez-vous avec la Vie, avec vous-même, pour explorer un programme inspirant  présenté dans des ambiances magiques. Une pause ressourçante à vous offrir pour prendre pleinement soin de vous, de vos aspirations, de vos envies de vous nourrir et de vivre autrement…

Je vous présente quelques invités qui se réjouissent déjà de vous rencontrer : graines germées, algues, conserves écologiques, décoration culinaire, cuisine sauvage, produits fermentés, alternatives aux protéines animales, exploration du cru, le tout dans une démarche non sectaire, flexitarienne, respectueuse du parcours et des choix de chacun.

Durant 5 jours, expérimentez des recettes, élargissez vos savoir-faire, et surtout comprenez les mécanismes en jeu, assimilez les principes de base, faites connaissance avec les ingrédients, apprenez de nouvelles méthodes, adoptez de nouveaux gestes, organisez-vous pour optimiser l’équipement de votre cuisine de manière pratique et performante.

Durant 5 jours, au-delà des techniques, approchez un authentique art de vivre. Libérez votre créativité, abordez une nutrition consciente, augmentez votre confiance en vous, retrouvez votre potentiel de curiosité et d’émerveillement, affinez vos cinq sens, émerveillez-vous et remerciez la Vie.

Cette vision particulière de l’alimentation sera enrichissante pour tous, particuliers ou professionnels, débutants ou pratiquants confirmés.

Un dernier mot sur le cadre : une cuisine familiale en synergie avec un jardin sauvage riche en biodiversité, dans une vallée préservée. Tel est l’environnement idéal  pour que surgisse de cette parenthèse un changement profond aux effets durables. Alors, on se voit bientôt ?

Pour aller plus loin

Page web ici

Tous les articles du blog à partir de celui-ci

Trouver sa voie – présentation vidéo 2018

Voici, pour ceux qui préfèrent, le texte de la vidéo ci-dessus.

Bonjour, et si vous partiez à la conquête de vos rêves ? Pour de bon, sans remettre à plus tard, aujourd’hui ? Pour une nouvelle vie épanouissante, celle dont vous rêvez ! Devenez l’artiste de votre vie ! Découvrez les moyens pour en faire un chef-d’œuvre et écrire votre légende personnelle ! Tel est le programme de ces cinq jours !
Avez-vous déjà entendu cette petite voix qui vous propose de changer, de vous épanouir, d’oser fleurir à votre tour et de danser au milieu des étoiles ?
Non, ce n’est pas de la pure poésie : nous sommes là au coeur du mystère du Vivant. Nous avons vocation à vivre une vie en harmonie avec ce que nous portons au plus profond de nous : des rêves, des dons, des talents qui attendent d’être reconnus, cultivés, et qui s’impatientent même parfois. Et pas nécessaire d’aller très mal pour décider d’aller mieux.
Un accompagnement peut être précieux sur ce chemin semé d’embûches et d’impasses, qui inquiète autant qu’il attire. Ce sont les expériences accumulées tout au long de ma vie qui éclaireront nos explorations.
Cinq jours donc, et trois volets principaux :
• Mieux vous connaître et clarifier vos aspirations
• Esquisser les orientations qui pourraient être privilégiées
• Découvrir les outils pour concrétiser un changement de vie, à titre professionnel ou simplement personnel
Surtout, ne remettez pas à plus tard… J’espère vraiment vous accueillir ici dans cet espace où l’on croit en ses rêves, où l’on peut réinventer sa vie, où la perspective de faire ce qu’on aime vraiment n’est pas une utopie mais une nécessité pour soi, pour ses proches, pour le monde ! Alors, un téléphone et parlons-en bien vite !

En savoir plus

Page du site web ici

Les articles du blog sur ce thème à partir de celui qui va s’afficher ici

Invitations à transmettre

Les formations permettent la transmission de connaissances, premier objectif évident. Des recettes mais surtout la compréhension des mécanismes à l’œuvre

A cela il y a lieu d’ajouter

  • La curiosité pour comprendre le rôle des divers paramètres intervenant dans une recette. Curiosité aussi, pour ne jamais tenir une donnée comme vérité définitivement acquise : interrogations, observations, recherches, expérimentations, remises en cause, etc. permettent de rester à l’affût des nouveautés, des pièges, des avancées scientifiques…
  • Susciter un climat d’émerveillement face à la mise en scène, tant des recettes que de leurs ingrédients, souvent sauvages et fleuris. Le cadre et les ambiances y participent largement
  • La connexion avec la nature, avec les forces de vie véhiculées par l’alimentation. La réconciliation avec le sauvage : plantes dans la nature et fermentations spontanées en sont deux supports complémentaires. Voilà comment s’affine discrètement cette relation privilégiée avec le Vivant pour une vie harmonieuse.
  • Cette relation vécue avec nos cinq sens conduit à chercher dans l’observation de la vie les principes que nous pouvons identifier et appliquer avec profit.

Dans ces principes figure la règle du donner-accepter-recevoir. Celle-ci conduit naturellement les stagiaires à partager à travers leur cuisine leur émerveillement et les valeurs qui les animent. Et, selon les personnes, cet enseignement peut leur donner envie de s’engager à transmettre à leur tour, au-delà du partage d’un repas. La boucle pour moi est alors atteinte avec ce qui devient une formation de formateurs. C’est le signe qu’un élan créateur a bien joué son rôle de « contamination ».

Des sessions sur mesure sont proposées

  • pour la mise en place d’une activité, associative ou artisanale servant de base à ces nouveaux formateurs
  • pour la bonne maîtrise des divers thèmes qu’ils souhaitent privilégier
  • pour un approfondissement de la notion de relation au Vivant
  • pour une bonne organisation des volets logistiques et pédagogiques.

C’est en respectant une telle rigueur que la chaîne de transmission des connaissances peut s’amplifier de manière efficace et respectueuse.