Se réveiller pour ne pas oublier de vivre notre vie !

 

Le constat

Il est possible de constater que non seulement nous avons oublié notre passé, mais aussi, notre place dans le présent et notre responsabilité pour l’avenir.
L’oubli est aussi un des principaux pièges tendus paradoxalement par la profusion offerte par la vie : oubli des miracles quotidiens, oubli du miracle d’être là, oubli de qui nous sommes…
Individuellement, collectivement, historiquement et culturellement, nous sommes invités à oublier.

L’oubli, la perte de mémoire de l’homme interpelle d’autant plus que tout semble dans l’univers être structuré de mémoires. Mémoire de la lumière gardant le témoignages d’étoiles disparues depuis des milliards d’années, mémoires inscrites dans les roches, dans le bois des arbres, dans les glaces, la mémoire de la vie dans l’ADN, les mémoires du corps, du psychisme, mémoires véhiculées par notre langue, nos traditions, mémoire de nos bibliothèques, traditionnelles ou virtuelles…

Une démarche inscrite au cœur de l’église catholique et, avec d’autres mots, dans d’autres religions ou même de thérapies, démarche qui repose sur trois étapes permettant de retrouver pleinement notre place d’être humain.

Dans le catholicisme on distingue :

Anamnèse : Se souvenir que Dieu est celui de qui tout vient, de qui tout procède; il est le Père de la création, la source de toute choses. Se souvenir de cette parole de Jésus comme Fils bien-aimé et obéissant au Père qui conclut le Salut du monde par le don de sa vie.
L’épiclèse est invocation, c’est-à-dire elle est l’action de demander de l’aide, du secours par une prière (à Dieu, un saint, une divinité, un génie, un esprit…)
La doxologie, enfin, vise à rendre gloire à Dieu.

Au-delà d’une telle analyse, venons-en simplement aux éléments qui sont tombés dans l’oubli et qui demandent à être réappropriés pour redonner tout son sens à notre vie et nous permettre de retrouver notre équilibre. Nous verrons que leur articulation autour de ces trois étapes reste pertinente dans une démarche laïque.

En résumé

L’homme est coupé du vivant, ce qui se décline de diverses manières

  • Notre place dans le monde de la nature
  • Notre connexion intime avec les forces de vie
  • L’oubli des voies de sagesse. Les deux constats précédents entraine l’oubli de la sagesse liée à la nature et à l’expérience de nos ancêtres, les deux s’entremêlant d’ailleurs

L’oubli porte aussi sur l’incroyable richesse de notre nature intime, ce qui se manifeste à plusieurs niveaux :

  • Notre capacité à rêver, à aimer, à pardonner, à être simple
  • Notre capacité à être agissant, à être libre
  • Notre vocation à donner du sens à notre vie en l’orientant vers un but en lien avec l’harmonie globale

Tout ce que nous avons oublié

Nous avons été conduits à nous éloigner du cercle naturel de la vie. Nous avons oublié comment écouter et comprendre les rythmes des cycles naturels des astres et de la terre Nous avons oublié de vivre en harmonie avec notre environnement. Nous avons oublié que nous sommes profondément liés à l’univers et à sa nature cyclique. Nous avons oublié que toutes les consciences sont composées de réseaux interconnectés et exécutent une danse merveilleuse et délicate. Nous avons oublié les histoires ancestrales et la sagesse des anciens contes populaires. Nous avons oublié les leçons de l’histoire démontrant le gâchis des conflits motivés par la cupidité et l’orgueil. Nous avons oublié de rêver le rêve de la vie, notre vraie nature en tant que co-créateurs de la vie. Nous avons oublié que l’amour est l’élément fondamental de l’existence qui traverse toute énergie et conscience. Nous avons oublié l’acte de pardonner car nous avons oublié que nous ne faisons qu’un avec tout le monde et qu’il n’y a pas de victime ou de coupable La vie est simple, vraiment. Nous avons oublié la puissance incroyable de notre volonté et de notre intention à changer notre réalité. On nous a fait oublier que nous sommes des acteurs libres du changement. Nous sommes libres d’être qui nous sommes, sans crainte de nous sentir coupables ou d’avoir peur. Nous avons oublié ce que nous sommes venus faire ici Nous avons perdu de vue notre authenticité, cette étincelle de lumière intérieure qui nous pousse vers notre bonheur et la réalisation de soi Nous avons oublié d’être émerveillés par le miracle de la vie en nous faisant perdre confiance en nous-mêmes et en l’enchantement de l’univers (paragraphe inspiré par Gilbert Ross)

La voie des retrouvailles

Nous avons là les ingrédients pour une nouvelle cérémonie de retrouvailles avec la vie reposant sur les trois étapes-clé déjà citées. Un travail de mémoire pour renouer avec l’essentiel. Ensuite demander que la vie nous aide sur ce chemin et remercier !