Changer le monde depuis sa cuisine

Changer le monde ! Bel objectif… Et pour y participer, rien de plus efficace que de s’associer aux forces de vie et ne rien tenter avec nos seuls moyens !
Et une des plus belles associations prend forme au niveau de la préparation de notre alimentation

Témoins de l’importance de ce choix, ces propos d’A. et D. Meurois-Givaudan

« …Sachez manger le suc éternel de tous les aliments de la terre. L’art primordial de l’Homme vrai est d’apprivoiser la nourriture, de la faire vibrer au rythme de son corps… Vos pensées sont la seule force qui empoisonne ou purifie votre nourriture… L’homme est le milieu des échanges, le champ de transmutation des forces ».

D’où vient cette importance attribuée à l’alimentation ?

Manger deux à trois fois par jour, autant d’occasions de prendre conscience d’un processus alchimique à l’oeuvre permettant d’offrir de la vie, de l’amour. Une occasion de mieux se connaître. Une occasion d’amplifier la profondeur de cette activité en y associant musique et chants, à ponctuer de moments de remerciements (quelques secondes, invisibles aux yeux des autres, selon le contexte, suffisent)
Le repas, de sa préparation à sa consommation, est un acte sacré
Ici l’attention que l’on porte à ces moments ponctués de rituels à imaginer par chacun, permet de se placer au coeur du miracle de la vie. Quoi de plus sacré ? Et vivre ce sacré comporte une double fonction.

  • Notre conscience va permettre que le repas nourrisse toutes les dimensions de notre être en résonance avec tous ces relais mystérieux qui nous animent.
  • En retour la nourriture aura le pouvoir d’affiner notre conscience, nos pensées, nos actes.

Et de manière plus large, le repas et sa préparation vont nous rappeler le rôle de l’être humain dans l’univers. Pour le changer ? Certes, non, car il nous suffit de participer à sa danse en nous dépouillant de nos bonnes intentions visant à l’améliorer
Cette attention au sacré permet d’apprécier l’offrande qui nous est faite à travers la nourriture et de communier avec le règne qui se transforme. Avec les éléments (terre, air, eau, feu) Et au-delà avec tout l’univers. Il ne s’agit plus de transformer le monde, mais de le nourrir ! La suite ne nous appartient pas. Engagement et modestie.

Alors, que transformer ?

Il ne s’agit plus de transformer le monde, mais de le nourrir ! La suite ne nous appartient pas. Et de nous transformer en suscitant engagement et modestie.

Comment mettre en pratique ?

La conscience et l’attention portée à l’instant présent participent à vivre pleinement, dans la joie, l’acte de cuisiner et en faire une célébration de la vie.

En conclusion

S’associer aux forces de vie permet en fait à la vie de prendre soin d’elle par tous les moyens, y compris en nous mettant à contribution si nous acceptons, avec humilité et fierté, la place de co-créateur !