Pourquoi 4 Bonheurs ?

Pourquoi 4 Bonheurs ?

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J’ai développé il y a pas mal de temps le concept des « Jardins des 4 Bonheurs », j’ai eu ensuite l’occasion de lui donner vie durant deux années dans les Vosges avec une petite équipe réunie autour d’un terrain de 5 ha. Depuis, de retour dans ma maison d’Alsace avec son « petit » jardin d’une dizaine d’ares à peine, il était important, sans préjuger de ce que l’avenir allait me réserver, de continuer à faire vivre, même modestement,  ce concept. Cela permettait aussi de montrer combien il pouvait s’adapter à des environnements différents. Le fil conducteur s’organise autour de ces 4 bonheurs qui demandent à être présentés ici !

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Parler des quatre bonheurs au jardin, c’est évoquer les faces souvent cachées du jardin, en amont et en aval de la période qui est habituellement celle de la visite. Celle-ci peut s’organiser au rythme des quatre saisons :

Le bonheur de préparer son jardin : techniques de jardinage, de compost, de préparation de la terre, etc. C’est l’aspect recherche, expérimentation, vulgarisation. La vie sur terre est en premier lieu tributaire des végétaux réalisant la photosynthèse à partir des quatre éléments : eau, air, terre, feu du soleil. Le jardinier a le privilège d’accompagner la création de la vie.

Le bonheur d’admirer son jardin : s’émerveiller de la beauté de ce qui a pu émerger du travail de préparation. C’est la visite proprement dite amplifiée par un espace à vivre.

Le bonheur des récoltes : c’est l’utilisation en cuisine et dans les applications ménagères, santé et bien-être à partir de ce qui aura été planté ou qui aura poussé de manière spontanée. Ce sont les « goûters à la ferme », la table d’hôtes. Ce sont les ateliers et les stages.

Le bonheur du repos : pour autant le jardinier cultive d’un bout à l’autre de l’année. Même en hiver, quand il n’a pas grand-chose à faire de ses mains, il « cultive le temps ». Avec l’hiver, c’est aussi tout un travail de maturation qui se fait à l’abri des regards. Un temps nécessaire, pas un temps perdu tout comme le sommeil de la nuit conditionne notre potentiel de santé pour agir le jour. Cette vérité a été perçue depuis la nuit des temps et traduite dans les contes et légendes. C’est ainsi dans la mythologie grecque, « Perséphone, jeune déesse de la terre, est enlevée et longtemps gardée prisonnière dans le monde souterrain. Pendant cette période, sa mère, la terre, se lamente tellement de l’absence de celle qui fait sa joie de vivre qu’elle devient stérile et le sol connaît alors un hiver sans fin. Une fois Perséphone libérée des enfers, elle retourne à la terre avec une joie telle que chaque pas de ses pieds nus sur le sol aride fait jaillir un andain d’herbes et de fleurs ». Clarissa Pinkola-Estés.