Liberté et Triple Lien

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Le travail personnel visant à gagner en liberté comporte d’abord le nettoyage des conditionnements, de ces liens qui nous asservissent. Ensuite, le temps sera venu pour en créer de nouveaux, car la vie ne saurait se concevoir sans un réseau de liens. Ces nouveaux liens demandent à être activés dans trois directions

1. Le lien retrouvé avec notre moi le plus profond, source de vitalité et d’inspiration créatrice

2. Le lien retrouvé avec autrui, dans le partage équitable, la tolérance et la coexistence pacifique :

3. Le lien retrouvé avec la nature, fait d’émerveillement, d’éveil à la puissance de la Vie, et de symbiose.

En évoquant la symbiose au niveau de notre lien à la nature, il apparait que ce type de relation peut s’élargir à aux deux autres catégories de liens. Symbiose se décline ici comme une relation donnant-donnant, inspirant-inspirant, fondée sur un amour synonyme de « souci de l’autre », de « prendre soin »

1) Lien symbiotique à la nature : conscients que la nature prend soin de notre vie. En respectant ses écosystèmes, nous prélevons de la nature ce dont nous avons besoin tout en prenant soin d’elle à notre tour en la protégeant et en préservant la biodiversité

2) Lien symbiotique à autrui : conscients de notre dette et de notre dépendance à autrui depuis notre naissance, la société ayant pris soin de nous faire acquérir tout ce qui nous fait humain (langage, sensibilité, culture, etc.), à notre tour nous donnons comme nous avons reçu, en nous souciant d’autrui autant que de nous-mêmes dans chaque relation contractée.

3) Lien symbiotique à soi : le petit moi et le Moi profond eux aussi prennent soin l’un de l’autre. Le petit moi veille à ce que le Moi profond puisse s’incarner dans une existence assez sage pour qu’il s’y exprime, tandis que le Moi profond inspire au petit moi les voies concrètes de cette vie intérieure. Abdennour Bidar

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Le travail personnel visant à gagner en liberté comporte d’abord le nettoyage des conditionnements, de ces liens qui nous asservissent. Ensuite, le temps sera venu pour en créer de nouveaux, car la vie ne saurait se concevoir sans un réseau de liens. Ces nouveaux liens qui demandent à être activés dans trois directions ont été décrits par Jean-Pierre Worms dans la préface du livre « Les créatifs culturels » :

1. Le lien retrouvé avec notre moi le plus profond, source de vitalité et d’inspiration créatrice : « la valorisation croissante du « développement personnel » et l’intérêt pour toutes les démarches et tous les outils d’aide à l’autoproduction de soi » en parallèle avec « un recul, une méfiance et un rejet à l’égard de toute structure ou institution assignant de l’extérieur à l’individu son mode de pensée, de vie et de comportement social, et notamment les églises et les partis politiques

2. Le lien retrouvé avec autrui, dans le partage équitable, la tolérance et la coexistence pacifique : « la recherche d’un rapport aux autres et d’une sociabilité fondés sur la reconnaissance mutuelle et la valorisation de la diversité des identités », « la valorisation des solidarités de proximité, mais également à l’échelon de la planète, la lutte contre les inégalités et pour un meilleur partage de la richesse ».

3. Le lien retrouvé avec la nature, fait d’émerveillement, d’éveil à la puissance de la Vie, et de symbiose ; avec comme priorité « le souci de l’avenir de la maison commune », l’engagement écologique et pour le développement durable ».
Voilà ce que Abdennour Bidar qualifie de Triple Lien : celui du lien intérieur, celui du lien social, celui du lien écologique. « Leur engagement complémentaire est fondamental parce que la « mère » de toutes les crises que connait actuellement notre civilisation humaine est la menace d’une Déchirure du monde. »
Nous faisons partie de la nature : énoncer cette vérité donne l’occasion de l’enrichir au regard des liens à retisser en introduisant la notion de symbiose qui repose sur les trois types de liens évoqués par ailleurs. C’est ainsi que A. Bidar enchaîne avec la notion d’une triple relation symbiotique qui autorise la vie

Les trois symbiose

Chaque élément du Triple Lien vise une relation symbiotique amoureuse. Une relation donnant-donnant, inspirant-inspirant, fondée sur un amour synonyme de « souci de l’autre », de « prendre soin » (take care)

1) Lien symbiotique à la nature : conscients que la nature prend soin de notre vie en lui offrant son écosystème nécessaire, nous prélevons de la nature ce dont nous avons besoin tout en prenant soin d’elle à notre tour, en la respectant, en la protégeant et en préservant la biodiversité

2) Lien symbiotique à autrui : conscients de notre dette et de notre dépendance à autrui depuis notre naissance, la société ayant pris soin de nous faire acquérir tout ce qui nous fait humain (langage, sensibilité, culture, etc.), à notre tour nous donnons comme nous avons reçu, en nous souciant d’autrui autant que de nous-mêmes dans chaque relation contractée.

3) Lien symbiotique à soi : le petit moi et le moi profond eux aussi prennent soin l’un de l’autre ; le petit moi veille à ce que le Soi puisse s’incarner dans une existence assez sage pour qu’il s’y exprime, le Soi inspire au petit moi les voies concrètes de cette vie intérieure.