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Ingénieur horticole, paysagiste, écrivain, jardinier, enseigne à l’Ecole Nationale Supérieure du Paysage à Versailles (ENSP). En dehors de son activité de créateur de parcs, jardins, espaces publics et privés, il poursuit des travaux théoriques et pratiques à partir de trois axes de recherche :
le Jardin en Mouvement, le Tiers-Paysage et le Jardin Planétaire. Il exprime parfaitement l’approche du jardin que je tente modestement d’affiner depuis ces dernières années.

Le « Jardin en Mouvement » ne sort pas de la table à dessin, mais changeant au fil du temps, dépend de celui qui entretient en interprétant les interactions continuelles entre les êtres vivants pour les infléchir afin d’obtenir ce qui lui convient sans en altérer la richesse. « Faire le plus possible avec, le moins possible contre » est la devise de base permettant aux énergies de la nature de s’exprimer sans les contraintes de géométrie ou de propreté incompatibles avec l’épanouissement de la vie. Cet état d’esprit conduit le jardinier à observer plus et jardiner moins.

Le « Tiers-Paysage » : ce terme fait allusion au Tiers-Etat de l’Ancien Régime, où la population de la France était divisée en trois ordres : le clergé, la noblesse et le tiers état. Il désigne la somme des espaces où l’homme abandonne l’évolution du paysage à la seule nature : les friches, marais, landes, tourbières, mais aussi talus de voies ferrées… les lieux inaccessibles, lieux incultes, déserts et enfin parcs et « réserves naturelles ». Le Tiers-paysage apparaît comme le réservoir génétique de la planète.

Enfin Le « Jardin Planétaire » concept destiné à envisager de façon conjointe et enchevêtrée : la diversité des êtres sur la planète et le rôle gestionnaire de l’homme face à cette diversité.
Il est forgé à partir d’un triple constat :

• la finitude écologique
• le brassage planétaire
• la vision globale que l’homme a sur la planète

Pour faire un jardin,
il faut un morceau de terre et l’éternité.
Gilles Clément

By Gerard