Consommateurs ou utilisateurs ?

Jardin Gourmand est conscient de la profusion d’informations qui circulent dans notre société numérique et d’y contribuer en l’alimentant.
Ceci dit, plusieurs remarques sont à faire.

Tout d’abord notre démarche est essentiellement pratique, concrète, privilégiant les stages aux formes d’édition de livres qui nous sont régulièrement demandés. Tu devrais écrire un livre de recettes ! Non, il y en a tant, et c’est bien ainsi ; cependant là où il y a un réel déficit, c’est au niveau des occasions de partages, d’échanges, de mise en pratique. Voilà la place où nous nous sentons utiles.

Le piège tendu par la profusion d’informations est de faire obstacle à leur utilisation en nous transformant en « consommateur ». Celui-ci devient « accro » en se procurant toutes les données accessibles. Ce comportement donne l’impression d’en savoir plus au rythme des livres, des magasines ou des émissions ou conférences.
Le piège à déjouer est bien de ne pas exploiter réellement ce qui est lu ou entendu. Il peut être grisant de survoler tant d’infos sans prendre le temps de mettre en pratique dans son quotidien car d’autres journaux, blogs, livres attendent pour être à leur tour survolés.
L’utilisateur d’information a une approche bien différente. Il utilise les informations, que ce soit à titre personnel ou professionnel, avec un objectif bien défini. Au fil de sa pratique, il peut observer comment il avance par rapport à ses objectifs, et quels moyens il doit mettre en place pour continuer de progresser, sans remettre « à plus tard » !
Le consommateur d’information en cherchant à se faire plaisir tout de suite va apprécier le moment où il achète par exemple un livre. Mais ce plaisir est éphémère et rapidement il souhaitera passer à autre chose de nouveau !
L’utilisateur d’information cherche à en faire profiter son entourage et lui-même. S’il consacre du temps et de l’argent à un sujet, il va tout faire pour gagner quelque chose en retour dans le domaine concerné. Et cette attente se situe sur le long terme. Car il sait qu’il faut faire des efforts et faire preuve de persévérance pour obtenir un résultat concret.

Ceci dit, même un stage pratique risque de rejoindre les démarches de « consommation » s’il n’y a pas de mise en œuvre réelle en rentrant chez soi ; c’est pour donner toutes les chances à cet aboutissement concret d’un stage que les comptes-rendus ont été mis en place en 2015… avec « devoirs » à faire à la maison et échanges avec un groupe mis en place via la « messagerie » et qui maintien la motivation en se retrouvant « seul » une fois de retour chez soi.

Voir par ailleurs l’article sur la stratégie des petits pas