Mon positionnement au regard des systèmes, philosophies, religions, écoles diverses (diététiques ou autres) demande à être précisé.

Religions
Je ne mets pas en cause l’authenticité de la « révélation » qui a pu en être à l’origine, mais les dérives qui, trop souvent, en découlent. D’où une terrible ambigüité quand on se réfère à l’une ou à l’autre de ces religions, monothéistes plus particulièrement.
Pour ma part, je m’efforce d’observer en particulier les deux règles qui suivent :

Pour évoquer cette force créatrice qui sous-tend notre univers et dont la nature nous échappe, je me contente de parler du Vivant, du Sacré, rarement du Divin. J’évite les mots piégés de « Dieu ».

Le plus grand bonheur de l’homme qui réfléchit,
après avoir cherché à comprendre ce que l’on peut comprendre,
c’est d’adorer ce qui est incompréhensible.
Goethe

Le sacré, c’est quoi ?
C’est « ce sentiment humble
où la gratitude, la connaissance, l’émerveillement, le respect et le mystère
s’allient pour inspirer nos actes, les éclairer et faire de nous des êtres très présents au monde, mais affranchis des vanités et des arrogances
qui révèlent bien davantage nos angoisses et nos faiblesses que notre force ».
Pierre Rabhi

Mon regard sur une religion donnée est largement inspiré par les réflexions de Marc-Alain Ouaknin et principalement par un de ses livres « L’éloge de la caresse ».

« De manière générale, l’homme souhaite un monde où le bien et le mal soient nettement discernables car il a en lui le désir, inné et indomptable, de juger avant de comprendre. Sur ce désir se sont fondées les religions et les idéologies ; celles-ci traduisent la relativité et l’ambiguïté du monde dans leur discours apodictique et dogmatique.
Elles exigent que quelqu’un ait raison.
A l’inverse, la « caresse » n’exige rien de tel car elle est fondée sur la capacité de supporter
la relativité essentielle des choses humaines.
La « caresse » incarne la sagesse de l’incertitude.
Les implications de la « caresse » sont nombreuses :
philosophiques, logiques, éthiques, politiques et épistémologiques.
Tous ces domaines entretiennent des liens plus ou moins étroits,
et il est souvent difficile, de ce fait, de ne s’arrêter ponctuellement
qu’à un seul champ de la problématique générale. » M.-A. Ouaknin

« La « caresse » soutient que l’unique vérité divine peut et doit se décomposer
en une pluralité de vérités relatives que les hommes peuvent partager.
La relativité de la « caresse » exclut la vérité totalitaire.»M.-A. Ouaknin

« Les philosophes aspirent à « expliquer » le monde,
de façon à ce que tout devienne clair et transparent
et que la vie ne recèle plus rien (ou le moins possible) de problématique, de mystérieux.
Ne faudrait-il pas, au contraire, s’attacher à montrer
que cela même qui paraît aux hommes clair et compréhensible
est étrangement énigmatique et mystérieux ?
Ne faudrait-il pas s’efforcer de se délivrer et de délivrer les autres du pouvoir des concepts
dont la netteté tue le mystère ? Les sources de l’être sont en effet dans ce qui est caché
et non dans ce qui est à découvert. » Léon Chestou cité par M.-A. Ouaknin

Quelques développements sur ce sujet

Dieu et nos croyances. (http://fleursdeverobis.canalblog.com)

Dieu n’a aucune raison de correspondre à nos croyances et préjugés le concernant.
Invitation à dépasser le polythéisme, le monothéisme, l’athéisme !
JF Revel :« L’intolérance est surtout née avec le monothéisme. A partir du moment où des humains se sont permis de dire : « il n’y a qu’un seul vrai Dieu, et c’est le mien, par conséquent j’ai le droit d’anéantir tous ceux qui n’y croient pas », nous sommes entrés dans le cycle de l’intolérance et des guerres de religion ».
Beaucoup d’atrocités ont été perpétrées au nom d’un Dieu unique et miséricordieux.
(Extrait du livre « L’homme quantique »).

Remonter à la Source
Derrière toutes les religions il y a une expérience du sacré. Et cette expérience s’est rapidement trouvée codifiée, rigidifiée jusqu’à devenir un instrument de pouvoir, en général masculin de surcroit. Au-delà de ces multiples formes et des dérives qui ont pu en découler, il est possible pour chacun de remonter à la Source, de répondre à cette invitation que je propose pour vivre une expérience sacrée sans prêtres intermédiaires, sans culpabilité, en toute liberté. Cette expérience conseillée depuis la nuit des temps par des mystiques, des sages, des philosophes, des artistes de toutes cultures, est celle résultant de l’observation de la nature. Tous peuvent y accéder et sans qu’il soit nécessaire d’avoir fait des études approfondies, bien au contraire.

Réconciliation
Cette approche me parait précieuse car elle s’adresse à toute personne chercheuse de vérité.
• Celles qui ne sont pas « pratiquantes » vont trouver facilement des éclairages pour donner du sens à leur vie et affiner jour après jour une relation authentique au Vivant induisant étonnement, émerveillement, respect et gratitude.
• Et pour les « pratiquants », il y a là matière à redonner toute sa signification à des dogmes, des rituels qui ont pu perdre de leur éclat originel ; à redonner aussi cette liberté de s’adresser à leur Dieu en direct, pour une relation authentique.

Diététique
Voilà bien un domaine où se côtoient aussi nombre de chapelles. J’ai appris qu’il n’y a pas de « régime » miracle applicable à tous. Nous sommes tous très différents et je me contente de donner des pistes variées permettant à chacun de découvrir ce qui lui convient dans l’instant et de rester à l’écoute des évolutions probables de son organisme justifiant de futures inflexions.
Je tiens à me présenter comme « flexitarien »
C’est ainsi que mes stages me conduisent à privilégier deux volets :
• Illustrer et commenter diverses orientations diététiques : cru, végétarien, etc.
• Donner des règles générales dont tous peuvent s’inspirer, en particulier avec ma référence à l’alimentation vivante.

Entre croyance et connaissance
Donner du sens, mais alors, en quoi crois-tu ?
Refaire la distinction entre croyance et connaissance
La croyance, sur un sujet particulier, même si elle peut prendre des formes spécifiques à chacun, se réfère à une position préexistante, copiée ou interprétée. On y trouve les traditions, les religions, les dogmes véhiculés dans de nombreux domaines.
La connaissance, en revanche, suppose une démarche personnelle plus impliquante, une recherche, une interrogation permanente en intégrant la relativité de ce que nous pouvons percevoir, comprendre. Une relation prudente au regard de la notion de vérité qui conduit à la tolérance, à l’attention portée à d’autres points de vue, ce qui est moins d’actualité dans le domaine des croyances.
Au-delà de ce que je puis connaître, il y a l’inconnaissable, espace propre à chacun. Cet espace n’aura pas la même étendue objective entre celui d’un astrophysicien et d’un élève venant d’avoir son CAP. Mais pour chacun le ressenti face à l’inconnaissable, cette forme de vertige, lui sera propre, le niveau de formation pouvant être un atout ou un obstacle retardant le moment de l’émerveillement face à l’inconnaissable

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By Gerard