Bonheur et vacance seraient-ils incompatibles ?

Ah ! Être en vacances. Au premier degré voilà une perspective réjouissante. Mais quel est le sens particulier qui se cache derrière ce mot ? Les congés, villégiature, certes, mais c’est aussi la situation d’un poste, d’une charge, restée sans titulaire ; c’est la notion d’interruption, de vacuité. Il n’y a plus personne aux commandes alors que notre conscience ne devrait pas être en « vacance » et la plage de sable fin ne pas nous couper de l’essentiel.

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Le sens caché est pour autant perçu par notre inconscient ; nous risquons de mettre en place des stratégies pour nous éloigner en toute bonne foi de ce qui est essentiel et que l’on évite de rencontrer et qui, pour autant, nous recherche inlassablement jusqu’au jour où il apparait, brisant nos résistances, parfois dans la crise.

Bien sûr, je joue un peu sur les mots… mais notre inconscient n’entre pas forcément dans ces subtilités entre la vacance et les vacances !

Les « vacances… autrement » vont veiller à cultiver la conscience de l’instant présent, à affiner le poste « d’observateur » qui nous permet de voir les mécanismes à l’œuvre qui pourraient nous priver du bonheur de conduire notre vie, de rester aux commandes, pour resté « connecté » à notre être essentiel. Ce mode de fonctionnement demande de la vigilance, mais ne nous prive en rien des plaisirs d’une période de « vacances » qui deviendra en fait une période de grand bonheur.