Anthologie déserts 2

Anthologie déserts 2

Le désert lavait tout dans son vent, effaçait tout. Les hommes avaient la liberté de l’espace dans leur regard.  Le Clézio

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Chaque matin s’éveiller en un point différent du vaste désert. Sortir de sa tente et se trouver dans la splendeur du matin vierge : détendre ses bras, s’étirer demi-nu dans l’air froid et pur ; sur le sable, enrouler son turban et s’y draper ; se griser de lumière et d’espace ; connaître, au réveil, l’insouciante ivresse de seulement respirer, de seulement vivre… Pierre Loti

Et mon désert, si seulement je t’en montre les règles du jeu, se fait pour toi d’un tel pouvoir et d’une telle prise que je puis te choisir banal, égoïste, morne et sceptique dans les faubourgs de ma ville ou le croupissement de mon oasis, et t’imposer une seule traversée de désert, pour faire éclater en toi l’homme, comme une graine hors de sa cosse, et t’épanouir d’esprit et de cœur. Et tu me reviendras ayant mué, et magnifique, et bâti pour vivre la vie des forts. Saint Exupéry

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Le prince nomade viendra, voilé de bleu, sur une monture de sel, pour boire dans la bouche de l’inconnue. Dans son étreinte, le vent et la poussière.

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