Enchantements chez le vigneron : Klur en Alsace

 

 

Klur bouteillesFrancine et Clément Klur à Katzenthal sont bien connus pour leurs vins en bio-dynamie à découvrir sur leur boutique en ligne. Mais les apprécier sur place dans leur caveau est infiniment plaisant.

Et comme il n’y a pas que le vin dans la vie, gardez précieusement leur adresse au regard des multiples activités proposées avec une créativité débordante tout au long de l’année, autant de manières de vous ravir tout en déclinant chaque fois leur engagement écologique. Oenotourisme, gîtes, fête annuelle, évènements à vocation humanitaire… et le Katz’ bistrot gourmand de l’après-midi qui ouvre à nouveau ses portes.

Multiples animations, un guest’star chaque mois, une boutique avec produits de qualité permettant de prolonger chez vous le plaisir d’un insolite Katz’croute qui vous attend dès le 1er avril 2015 ! Si, si, c’est sérieux… et surprise « poisson » pour marquer cette réouverture.

Toutes les infos sur leur site

xxxxxx
Vignoble KLUR
105, rue des Trois Epis
68230 Katzenthal
xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx
Katzenthal

 

 

Découvrir la Transition

Rob HopkinsUne ville ou un territoire en transition est un lieu dans lequel se déroule une initiative de transition, visant à assurer sa résilience (capacité à encaisser les crises économiques et/ou écologiques) face au double défi que représentent le pic pétrolier et le dérèglement climatique.
Ce processus a été développé en 2005 par les étudiants du cours de soutenabilité appliquée de l’université de Kinsale (Irlande) sous la direction de Rob Hopkins, formateur et enseignant en permaculture. La première mise en application a été initiée en 2006 dans la ville de Totnes au Royaume-Uni. Depuis, le mouvement est devenu international et compte plus de 1400 initiatives dans 43 pays.
L’originalité du mouvement des initiatives de transition sur les mouvements écologistes ou sociaux existants tient en plusieurs points.
Tout d’abord, la vision de l’avenir est résolument optimiste, et les crises sont vues comme des occasions de changer radicalement la société actuelle.
La deuxième originalité est que le mouvement concerne la communauté dans son ensemble car c’est cette dernière qui doit porter le changement. L’action ne doit pas exclusivement venir des gestes individuels quotidiens, ni des instances politiques via la législation.

Infos disponibles sur le site Transition France

La fleur du vent

Mars glacial… et pourtant voici les premières anémones riches en promesses. En effet l’anémone des bois fleurit autour de l’équinoxe de printemps. Selon une légende grecque, anémos (le vent) envoie les anémones au printemps pour annoncer son arrivée : elles ne s’ouvrent que lorsque les vents de mars se mettent à souffler. C’est pourquoi le nom populaire de l’anémone est « fleur du vent ».

……… La fleur du vent Anémone fleur du vent La fleur du vent

 

Comme c’est beau !

Voyez où nous ont conduit la raison raisonnante, la technologie débridée et la science arrogante, la volonté de puissance et de conquête, l’avidité financière et l’obsession de la croissance…

Et c’est d’autre chose dont nous avons aujourd’hui grand besoin : de compassion pour la Terre, les plantes et les animaux, de frugalité et de simplicité de vie, de convivialité, d’innocence et de pureté du regard, d’amour du Réel plutôt que du virtuel, de silence et de beauté… Et surtout, surtout : de ce souci inquiet et attentif de l’autre, qui est attribut du féminin…

Tout cela nous pouvons l’entretenir en nous en cultivant un « état de poésie », une autre vision de la vie, que nous enseignent certains poètes et artistes.

Voilà l’invitation que nous lance Jean-Louis Gueydon de Dives, président de la Fondation pour une Terre Humaine et des Editions La Voie de l’Autre.

Accéder à son blog

Une mine de beaux textes à écouter

 Voici une de ces introductions présentant les enregistrements d’œuvres diverses organisés autour d’une vingtaine de thèmes. Ici la présentation de

Etablir une relation profonde avec la nature : les carnets de Krishnamurti

Krishnamurti a écrit dans son dernier journal : « Si nous pouvions établir une relation profonde et durable avec la nature, nous ne tuerions jamais d’animaux pour nous nourrir, nous ne ferions jamais de mal aux singes, aux chiens ou aux cochons d’Inde en pratiquant la vivisection dans notre seul intérêt. Nous trouverions d’autres moyens de soigner nos blessures et de guérir nos maladies. Mais la guérison de l’esprit est tout autre chose. Cette guérison s’opère peu à peu au contact de la nature, de l’orange sur sa branche, du brin d’herbe qui se fraie un passage dans le ciment, et des collines couvertes, cachées par les nuages. Ce n’est pas le produit d’une imagination sentimentale ou romantique, c’est la réalité de celui qui est en relation avec tous les êtres vivants et animés de la terre. »

Et encore : « Si vous n’êtes pas en relation avec les êtres vivants de la terre, vous risquez de perdre votre rapport à l’humanité, aux êtres humains »…

Krishnamurti

Mais il faut bien comprendre que ce n’est pas du sentiment commun de la nature – que tout un chacun peut éprouver – dont il est ici question, mais d’un sentiment beaucoup plus profond : « …ces rochers, ces champs, ces minuscules cabanes n’étaient plus là, mais seulement la beauté, l’amour, la destruction et l’immensité de la création… »

 

Pour une éco-spiritualité

Voici un sujet essentiel mais combien délicat ! J’ai vraiment apprécié l’approche « laïque » qu’utilise Pierre Rabhi, approche qu’il évoque de plus en plus souvent. Il la développe clairement dans cette vidéo qui est, à mes yeux, une référence sur le sujet.
J’ai relevé dans la préface de Pierre Rabhi au livre de Michel Maxime Egger « La terre comme soi-même » les propos qui suivent et qui peuvent servir d’introduction à cette vidéo où il expose clairement son approche du caractère sacré de la vie au-delà des dogmes et des multiples religions en soulignant la nécessité d’un tel changement de conscience pour l’avenir de l’homme sur notre planète.

Ce ne sont pas les règlementations et les contraintes qui nous conduiront à sauvegarder la nature. Si l’humanité doit évoluer, cette évolution se fera dans le sacré, dans une conscience que la vie est magique, belle, enchanteresse, que la nature est un don, la manifestation d’un principe qui nous dépasse. Alors, nous réaliserons notre vocation suprême : l’admiration.
Aujourd’hui, plus que jamais, c’est la vraie intelligence qui est requise. Pas les aptitudes cérébrales, mais la vision pénétrante et intuitive qui naît du silence intérieur, au-delà du bavardage mental incessant. Pas le développement de savoirs experts de plus en plus performants, mais la capacité à comprendre les choses dans leur réalité essentielle, au-delà des contingences et des apparences du moment. Etre intelligent, c’est savoir sentir et intégrer l’ordre profond inscrit dans la réalité de la vie.

………………………………………………………  Ecran vidéo Rabhi

Lien pour accéder à la vidéo

En remerciant Michel Maxime Egger de me l’avoir fait découvrir

La vache qui rumine !

Observer la nature et s’en inspirer est une démarche qui se heurte toujours aux limites du filtre de nos sens et de nos références. C’est pourquoi observer la nature n’est pas toujours suffisant ; il est utile d’identifier nos mécanismes de manière à être réellement réceptif aux messages du vivant en limitant le risque de les interpréter pour les utiliser en vue de conforter les positions que notre égo répugne à remettre en cause.
Illustration humoristique en regardant une vache ruminer ! Nicole Ferroni nous donne en même temps une magnifique illustration de ce que la PNL qualifie de « collection de timbres ».
Ecouter cette émission sur France Inter est possible jusque fin 2015 ! Suivez le lien

……………………………………………….. Une vache qui rumine

 

Bientôt Pâques : quelques astuces

Quelques idées pour votre repas de Pâques

 

Nid de pommes de terre en pâte à sel : garnir un plat à gratin de foin, disposer vos pommes de terre et recouvrir de pâte à sel (mi farine mi sel fin) ; vous pouvez y faire des incrustations de feuilles (ici vesce des haies). A passer au four th7 durant 1 heure. Démouler, retourner sur une planche et servir ! Quel parfum !
Crêpe d’ortie et poisson fumé pour petits roulés. Ajouter un peu de purée d’orties (cuisson vapeur et mixer) à votre pâte à crêpe. Garnir de fromage blanc et y déposer votre poisson fumé. Replier ou rouler et découper.
Tarte sans pâte sur lit de feuilles d’ail. Une tarte de légumes ou autre avec 3 œufs battus qui donneront le maintien de la préparation en l’absence de pâte.
Tomate et betterave en poudre pour colorer mes œufs avant de les écaler.
Coupe en glaçon avec incrustation fleurie (prendre deux saladiers de taille différente, remplir d’eau et mettre au congel) et sorbet fraises aux trois chantilly : pois bleu, thé Macha et hibiscus.
Joyeuses fêtes !

Blog Nicole Passions

Bannière Nicole Passions

Des amis viennent de me faire découvrir un blog cuisine et arts de la table extrêmement riche. Une passionnée, Nicole, doit y consacrer énormément de temps avec beaucoup d’imagination, de recherches, de superbes photos. Vous la découvrirez ici. 

Ce blog riche en informations et recettes peut être aussi une source d’inspiration : il suffit d’adapter vos ingrédients si vous les souhaitez bio, voire végétariens tout  en veillant à privilégier les modes de cuisson que vous affectionnez… et vive la créativité !

Retrouvez Nicole sur ses pages Facebook :

Passion culinaire : http://urlc.fr/hEJTpt

Passion photo : http://urlc.fr/yV8Yhj

Au coeur de l’hiver

………………. P1000090 …  P1000059-ok …  P1000125

Mais que font donc les Farfadets en plein hiver ? Il n’y a pas de cueillettes… ils doivent être au chômage, hiberner en attendant le printemps !

Mais pas du tout : c’est une intense activité qui anime la caverne… tout comme dans la nature, pour qui prend le temps d’observer. La vie est au repos, mais c’est toujours la vie qui est à l’œuvre, avec des rythmes différents, avec des tâches particulières, essentielles même si elles sont souvent, à nos yeux, invisibles. C’est la période des préparatifs ; place à l’imagination pour vous satisfaire au mieux.

Voici un petit aperçu des tâches de cet hiver. Mise en place de la nouvelle boutique en ligne Prestaeshop et présentation d’une gamme de produits sous deux thématiques : Noël puis St Valentin. Création et gestion de trois nouvelles newsletters avec Sarbacane pour gérer près de 15.000 adresses. Mise à jour du site sous Joomla et du blog Word Press. Les farfadets ont gagnés en autonomie en gérant ces diverses applications en local grâce à l’accompagnement de Francis qui prend sa retraite de webmaster. Nouveau programme de stages dont de nouvelles offres destinées à divers organismes qui pourraient recourir à nos services. Composition des flyers 2015.

Il reste un gros travail de communication à faire. Quelques amis vont commencer à travailler au jardin pour qu’il continue à remplir son rôle pédagogique qui a été apprécié en 2014.

S’il y avait d’autres bonnes volontés pour nous apporter leur concours, cela nous serait précieux. A ce sujet, vous pouvez consulter la page du site Jardin Gourmand. Ceux qui apportent un peu de leur énergie repartent en général avec une belle expérience de découverte et de partage.

Il y a les Farfadets à épauler mais aussi avoir le sentiment d’apporter nos énergies aux  anges qui préparent le printemps !

Texte les fleurs du printemps

Premières herbes du printemps

 

Neige, vent, pluie, soleil… Premier mars et s’émerveiller chaque jour face à cette nature qui s’ébroue après le long endormissement hivernal. Les forces de vie sont à l’oeuvre, tout doucement, en catimini, et je crois bien que l’enchantement du printemps sera de nouveau à son apogée aux alentours de Pâques. Rien n’est pourtant jamais acquis. Les esprits de la nature s’affairent tout tranquillement : ils savent prendre leur temps pour ne pas perdre de temps. Nous avons peut-être à nous inspirer de leur sagesse ?
Toujours est-il que je viens de faire une sortie et j’ai ramassé non loin de la maison de quoi faire la première salade composée de l’année. Je ne résiste pas au plaisir de faire l’inventaire !
Ail des ours (les premiers arums toxiques sortent aussi avec la même forme en parapluie fermé : attention), oignon comme une fine ciboulette, poireaux ressemblant à un vulgaire chiendent, lamier  pourpre au parfum déjà bien typé, orties hautes à peine de 3cms et qui savent déjà piquer, cardamine bistorte à la saveur piquante, primevère minuscule, toutes petites feuilles de ficaire, premières pousses de gaillet, vesce des haies et même un peu de mâche. Si j’avais insisté j’aurais pu ajouter plantain et pissenlit. Tiens, ici des perce-neige sauvages prêtes à fleurir (à ne pas mettre dans la salade !). Oh, regardez, le premier papillon, un citron bien impatient de sortir de sa chrysalide après un long hiver : souhaitons-lui bonne chance pour trouver l’âme sœur.
Je voulais partager le bonheur de ces retrouvailles avec les bonnes herbes ! Le bonheur de la cueillette, s’émerveiller, remercier pour ce miracle une nouvelle fois renouvelé. Le bonheur de préparer un repas et de le partager. Le bonheur tout simple, à portée de main. Des plantes anodines en apparence et pourtant que de richesses, que de saveurs et d’éléments bons pour notre santé. Revivre au rythme de la sève qui monte, se mettre à l’unisson de l’univers et adopter une alimentation vivante dont fait partie la cuisine des herbes. Sentir en soi ce flot de vie couler dans nos veines et prendre conscience de notre étroite connexion à l’univers entier.

. DSC_3850  .. DSC_3836 DSC_3849  .. DSC_3843

Comment les préparer ? Je pensais salade, mais je me suis lancé dans un assortiment de préparations pour une assiette composée hyper-vitaminée et goûteuse :

DSC_3888

  • Omelette avec feuilles d’ail,
  • Beignets d’orties cuits au four (pas de friture),
  • Méli mélo avec toutes les herbes citées (sauf ail, oignon et poireau),
  • Fromage blanc avec feuilles d’oignon accompagné de deux pommes de terre,
  • Vinaigrette dans coupelle à base de feuilles de poireau, huile de colza, vinaigre de riz et poudre d’amandes.

A déguster, sans se presser, prendre son temps pour mastiquer et libérer ainsi toutes les saveurs et s’imprégner de cette précieuse énergie vitale.

Un conseil : surtout, ne ratez pas votre printemps et, à votre manière, célébrez aussi la vie qui nourrit la notre. Puis à notre tour à la nourrir avec notre émerveillement qu’elle apprécie tant, et notre cœur rempli de gratitude !
Merci à Dame nature !