Trois expériences pour approcher le réel

Trois expériences pour utiliser toutes les dimensions de son être pour tenter de percevoir le réel
Se mettre dans de bonnes dispositions suppose de préparer toutes les composantes de notre être.
Je vous propose de prendre conscience de leur fonctionnement en regardant, bien ancré dans l’instant présent, une fleur, une grappe de fleurs d’acacia, par exemple.

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La tête
Avec la tête pour prendre en compte les propriétés, les caractéristiques botaniques, les méthodes de commercialisation… S’observer aussi en train de regarder.
Et au final laisser toutes ces appréciations nous abandonner pour atteindre le silence de la docte ignorance.

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Le coeur
Avec le cœur, c’est apprendre à tutoyer la fleur, à entrer en relation avec elle. C’est laisser la place première à la beauté, à l’émerveillement, à l’intuition. C’est mettre en veilleuse nos appréciations intellectuelles sur le beau, le laid… pour se laisser conduire au silence de la communion.

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Le centre énergétique
L’homme dispose encore d’un troisième mode de communication : celui de son énergie vitale, le hara. A ce niveau de conscience, il n’y a plus ni beau, ni laid, ni bon, ni mauvais, ni juste, ni faux. C’est ressentir les énergies en œuvre dans l’univers, la sève de la plante, le sang qui coule dans nos veines, les flux véhiculant cette information créatrice à travers les galaxies. La perception de ce flot de vie nous conduit au silence du ressenti.

Dans ces trois expériences le silence a sa propre éloquence

Faire notre part… et laisser la Vie décider !

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La quête que je partage ici consiste à comprendre comment la nature pourrait nous apporter cette sagesse qui nous fait cruellement défaut. Et je dois reconnaître que ma recherche piétine… Je vous parlais par ailleurs du recours à l’inversion de regard comme moyen de sortir d’une impasse. Tentons l’expérience…

Au lieu de chercher la sagesse, si c’était la sagesse qui nous cherchait ?

Une hypothèse à expérimenter : nous n’avons rien à perdre mais tout à gagner.  Magnifique perspective, mais, me direz-vous, on fait comment ? Pour tenter de trouver une piste, il me semble judicieux de me tourner vers ceux-là même qui nous exhortaient à « suivre la nature » !

C’est ainsi que je me tourne en direction de Tagore qui écrivait :

Avec le temps et la patience, la feuille du mûrier devient la soie.
Que seulement je fasse de ma vie une chose simple et droite,
pareille à une flûte de roseau que tu puisses emplir de musique. »

Donc l’idée serait bien de se mettre dans de bonnes dispositions, faire ainsi notre part pour accueillir la vie et accéder à ses enseignements en ayant l’humilité d’accepter la manière particulière qu’elle choisira pour nous. Persévérance et humilité, patience, aussi…

Les vertiges procurés par la science

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S’inspirer de la nature pour accéder à la sagesse peut nous encourager à chercher à mieux la connaître et donc de s’informer des découvertes vertigineuses de la science contemporaine.

S’informer

Tout d’abord, à l’image de l’honnête homme cher à Montaigne, il pourrait être instructif de suivre les travaux des scientifiques. C’est le cas dans les domaines de l’infiniment petit (particules) et infiniment grand (astrophysique) mais aussi dans le domaine du vivant (biologie). Avec l’histoire de l’univers qui se précise en identifiant des traces remontant aux tout premiers instants après le big bang. Avec l’histoire reconstituée de notre planète et de ses soubresauts successifs.

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Agriculture et respect du Vivant

 

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Le jardin est bien l’espace privilégié où l’on pressent l’association possible entre activités humaines et logique du vivant. Même si au premier abord on reste dans la logique utilitaire du biomimétisme il est passionnant de chercher à comprendre pourquoi le développement du végétal « marche » si bien depuis l’origine : l’objectif est de mettre en évidence des règles que nous pouvons transposer dans nos jardins, dans nos champs et vergers. Voilà qui nous encourage à poursuivre notre quête de cette sagesse enseignée par la nature.

Voici quelques une de ces règles énoncées par la permaculture :
On reste dans la logique utilitaire du biomimétisme lorsque l’on cherche à comprendre pourquoi le développement du végétal « marche » si bien depuis l’origine : mettre en évidence des règles que nous pouvons transposer dans nos jardins, dans nos champs et vergers.
xxx* Observer et interagir
xxx* Capter et stocker l’énergie
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La nature comme modèle : le biomimétisme

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Le biomimétisme s’inspire de l’incroyable ingéniosité de la nature pour améliorer nos performances techniques.

Quelques rappels bien connus

* Le scratch et le fruit de la bardane
* L’hélicoptère et la libellule
* Les câbles résistants et le fil d’araignée
Ceci dit, la liste est incroyablement longue.

Voici quelques autres exemples

* Les aiguilles indolores grâce à la forme conique de la trompe des moustiques
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En finir avec l’idée de nature !

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Interpellé par les invitations pressentes de poètes, mystiques et philosophes de toutes traditions d’observer la nature pour y trouver la sagesse universelle, j’ai rencontré des penseurs mettant en doute la pertinence d’une telle démarche.

Première approche mettant en doute cette recherche de sagesse

Que voyons-nous en regardant la vie évoluer dans la nature ? Darwin, la sélection naturelle et la lutte pour la vie. JM Pelt qui nous parle autant de la loi de la jungle que de la solidarité chez les plantes. Où sont les modèles à suivre ? Où sont les enseignements ? Et que dire des pires atrocités, comme la sélection ethnique, qui ont été commises en se justifiant par l’application de comportements « naturels » ?

Il y a aussi cette loi incontournable qui veut qu’il n’y ait guère d’êtres vivants qui puissent vivre et se reproduire sans que cela se fasse au détriment d’autres formes de vie ! Cruel, cet univers des mangeurs-mangés !

Sans parler des pratiques sexuelles chez les plantes et surtout les animaux dont de nombreuses peuvent nous « choquer »…La tortue Herrmann a défrayé la chronique il y a peu de temps avec le mâle aux approches un peu rudes et une femelle paraissant pourtant consentante !

 Interrogation

Avec de telles constatations, la réalité des leçons de sagesse de la nature laisse songeur. Alors, un fantasme ?

Une réponse

J’ai en effet, à l’occasion de mes recherches, trouvé une analyse qui allait dans ce sens.  Pour conduire notre vie, pour agir afin de changer le monde et l’améliorer, nos actions ne doivent pas se trouver brouillées avec des références à une nature ambivalente. Tels sont les propos d’Yves Bonnardel, célèbre pour son pamphlet : « en finir avec l’idée de nature » !

Et il poursuit. La nature serait pas morale ou immorale mais simplement amorale. Il se réfère aussi à ces images erronées évoquant un paradis perdu, le bon vieux temps que nous portons en nous et qui nous abusent.

Alors… Cruel ? Réaliste ?

Début de réponse dans les autres articles sur ce sujet…

Entre peur et amour de la nature

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Observer la nature pour recevoir ses messages de sagesse : Est-ce vraiment une voie réaliste ?
Nous sommes en fait confrontés à un monde terrible, un monde magnifique aussi, à un jaillissement de vie ambivalent !
Alors, en quoi une telle nature pourrait-elle être source de sagesse ?

L’inversion de regard, évoquée par ailleurs, constitue un outils permettant de sortir de certaines impasses.

C’est ainsi que ne voyant pas apparaître la fonction d’enseignant attendue de la nature, je me tourne vers le disciple que je suis et qui, lui, ne serait peut-être pas prêt à discerner ces enseignements.

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La nature présentée comme porteuse d’enseignements

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La nature serait-elle porteuse d’enseignements ?
Tentons d’ouvrir la porte des secrets !

Des poètes, des mystiques de toutes les époques l’affirment et nous exhortent à emprunter cette voie.

La nature qui enseigne

Interrogez les animaux et ils vous enseigneront ;
consultez les oiseaux du ciel et ils seront vos maîtres.
Parlez à la terre et elle vous répondra
et les poissons de la mer vous instruiront
Livre de Job

La création est le premier livre de la Révélation
Jean-Paul II

Referme ton livre.
Pense librement et regarde le ciel et la terre.
Omar Khayyâm

La nature qui nous rapproche du divin

Celui qui veut connaître le Divin
doit sentir le vent sur son visage et le soleil sur sa main.
Bouddha

Mystères de la Saint Jean

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Retrouvons le sens profond de quelques rituels

Le solstice d’été, le soleil à son apogée. C’est l’occasion de faire revivre quelques rituels autour des feux ou des plantes magiques.
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Portée symbolique des feux traditionnels
Le soleil a fait l‘essentiel de son travail et les journées vont à nouveau décliner, la terre continuant de se réchauffer encore quelques temps. Le feu de la St Jean peut représenter une offrande de feu faite au soleil pour le remercier de ce qu’il nous a apporté depuis 6 mois. Mais c’est aussi le moyen de lui redonner un peu de cette énergie dont il va manquer Continuer la lecture

Célébrez la vie…

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Pour mieux approcher le sens de cette invitation je vous propose un retour aux sources avec le Larousse qui nous donne diverses significations : toutes vont trouver leur place dans notre recherche.
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1. Célébrer ? Célébration ?
C’est quoi, au juste ?
Retour aux sources avec le Larousse qui nous donne diverses significations qui, toutes, vont trouver leur place dans notre recherche
a. Célébrer, c’est louer solennellement quelqu’un, ses actes : Célébrer les exploits d’un héros. Les exploits, les miracles, les merveilles de la vie méritent bien d’être loués solennellement !
b. C’est fêter un événement, le marquer de manifestations particulières. : Célébrer l’anniversaire d’une victoire. Et quel événement que de vivre cette période du solstice d’été !
c. C’est aussi procéder à quelque chose d’exceptionnel, l’accomplir avec une certaine solennité : Célébrer des fiançailles. Oui, la vie qui nous est offerte ce jour est bien quelque chose d’exceptionnel méritant d’être remerciée avec solennité.
d. Enfin c’est accomplir les rites associés à un acte religieux : Célébrer une messe. Célébrer la vie est bien une manière de procéder à un acte qui nous relie à la force de vie, au divin.

2. Et la vie, comment en parler ?
Le Larousse ne m’apporte pas grand-chose au regard du sens que je pressens !
Normal car c’est en fait un nom propre, avec un grand V qui échappe donc aux définitions.
Il vaut mieux se tourner vers les philosophes et poètes pour tenter d’approcher l’indicible. La « Vie » est considérée comme une force immatérielle, extérieure à la matière, l’animant et lui donnant le mouvement, une force immanente et mystérieuse. (Barthez 1780)

Qui est celui qui célèbre ?
Il y a un en effet ce troisième élément, caché, dans notre expression « célébrer la vie » car il faut bien un « célébrant ». Chacun de nous a la vocation d’être ce liturge.