Notre appartenance au vivant

XX P1000480 P1000441

Notre appartenance à la chaîne du vivant va inspirer de multiples domaines de notre quotidien : alimentation, santé, culture, etc.

Evoquons ici quelques autres applications découlant de ce sentiment d’appartenance

Relation à nos ancêtres

La conscience de notre place dans l’aventure de la vie nous conduit à une vision dynamique, constructive. Ne pas se contenter d’honorer les cendres de nos ancêtres mais nous employer à faire revivre la flamme qui les animait.

Débats futiles évités en changeant de niveau

Se placer au niveau de notre vocation à accueillir la vie nous évite les débats stériles pour aller à l’essentiel, à la source. Ce qui permet plus facilement de réunir les hommes dans la diversité de leurs approches en assemblant leurs éclats de vérité.

Non agir

Cette approche donne aussi du sens à des démarches de sagesse ; je pense au non-agir souvent difficile à comprendre. On pourrait dire, de manière succincte et explicite, que non agir c’est permettre à la vie d’agir en nous… avec notre participation active
Le maître véritable respecte la liberté du disciple

Et la quête de sagesse ?

Pas de solutions miracle en vue à nos questions quotidiennes, mais avec cette nouvelle vision de notre place dans l’aventure du vivant, nous voilà renvoyés à notre discernement, à notre éthique, à notre capacité de créer, d’aménager. Ainsi, le vivant nous enseigne comme le ferait un véritable maître conduisant son élève à devenir autonome dans la recherche de sa vérité, en lui évitant le piège du confort d’une réponse toute faite !
Pas de recette,  simplement un cheminement pouvant nous encourager à chercher les repères qui nous sont destinés dans le respect de notre histoire et de notre devenir propre.

La juste place de l’homme dans la société

xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx  O09B

Face aux immenses enjeux de notre temps, il est impossible de rester indifférent. Les invitations à se mettre en marche sont multiples avec des stratégies d’action, voire de combat, très variées.

En préambule à votre examen de conscience, voici une liste de quelques termes éloquents. Sans rentrer dans l’analyse de chacun, écoutez simplement et voyez comment chaque mot résonne en vous.

D’autres attitudes sont possibles. A vous de trouver la vôtre qui sera utile dans la mesure où elle fera échec au risque d’indifférence, le plus grand danger actuel !

* Les révoltés
* Les insoumis
* Les rebelles
* Les insurgés
* Les dissidents
* Les désobéissants
* Les citoyens en colère
* Les fatigués
* Les décroissants
* Les créatifs culturels
* Les révolutionnaires

La révolution a montré ses limites et ses impasses ; d’autres voies sont à imaginer.

Pour ma part, j’ai une préférence pour « repentis », avec une prière scandée en quatre mots, inspirée d’une tradition hawaïenne, Ho’oponopono : « désolé, pardon, merci, je t’aime »

La juste place de l’homme sur la terre

xxxx C44B C35A

Nous disposons de cette redoutable liberté : celle de pouvoir choisir notre place sur cette terre, entendez par là prendre conscience de la nature de notre relation avec elle. Plusieurs visions existent. Notre référence au Vivant nous permettra de trouver celle qui nous correspondra le mieux en accord avec nos références éthiques.

En voici la liste magnifiquement développée par Michel-Maxime Egger dans son livre « La nature, comme soi-même » préfacé par P. Rabhi. A vous de choisir !

Le médiateur entre création et Créateur
Le roi de la création qui protège et prends soin de ses sujets et de la création
L’intendant, qui cultive et aménage la nature pour la faire fructifier de manière respectueuse
Le liturge (ou prêtre) ne gère pas la nature, il l’embrasse et la célèbre
L’exploitant… qui exploite !

 

Ecospiritualité et sacré

XX P1020593 P1020672

Sœur lune et Frère soleil… l’intérieur et l’extérieur…
quand toute vie est intimement reliée !

Vivre
Cette vie agissant en nous devient palpable et il y a un mot pour l’évoquer, c’est l’enthousiasme. Son étymologie est éloquente : « en theos » : le divin en nous, cette vie agissante en nous !
Cette force, cet enthousiasme nous rendent pleinement vivants. Une inversion nous ouvre de nouveaux horizons : nous n’utilisons plus la vie pour notre confort, nous sommes sujets consentants, au service de la vie ! Et c’est la prise de conscience de cette relation qui fait notre grandeur et notre bonheur avec la gratitude d’avoir le privilège et la responsabilité de participer à cette expérience que le vivant semble tenter avec nous.
Avec notre liberté, nous devenons co-créateurs ! Se sentir pleinement vivant.
Paul Emile Victor l’exprime à merveille :

«Vivre, c’est se réveiller la nuit dans l’impatience du jour à venir,
c’est s’émerveiller de ce que le miracle quotidien se reproduise pour nous une fois encore,
c’est avoir des insomnies de joie.»

Ecospiritualité et sacré
Continuer la lecture

Quelques caractéristiques du vivant

XxxxxxxxxX P1000343 P1000270

Chercher les enseignements du Vivant en observant les stratégies multiples des êtres vivants semble conduire à  une impasse. Aussi pourrait-il être instructif de porter notre attention sur les caractéristiques du vivant lui-même.
Voici quelques réflexions sur ce thème.

Une incroyable diversité

Le vivant, tel un peintre, dessine sur un tableau en y laissant danser son pinceau et, selon l’humeur, un grand coup de chiffon, efface tout et recommence : c’est ainsi qu’il y a eu déjà 5 extinctions suivies de nouvelles formes de vie ! La sixième est en cours, semble-t-il, de notre fait. La vie continue de multiplier et d’adapter ses stratégies et on le pressent, au Continuer la lecture

La clé de la sagesse dans la nature

LA43A Nous avons exploré de multiples approches pour tenter de mettre en pratique ces exhortations de sages, poètes, mystiques affirmant que la sagesse pouvait être plus facilement accessible dans la contemplation de la nature que dans les livres sacrés

Or c’est précisément dans ce qui me paraissait être une impasse que la solution a finalement émergé !
A nouveau, c’est un changement d’angle de vision qui a pu la rendre visible, la révéler comme l’image d’une pellicule argentique en attente de développement, mais physiquement bien présente bien que non visible.

L’enseignement… c’est la vie elle-même

Deux changements de perspective, ont été nécessaires en fait

Continuer la lecture

De quelle nature parlons-nous ?

 

P1020097 P1020009 P1010949

Rechercher des enseignements de sagesse dans l’observation de la nature nous conduit à nous poser la question : de quelle nature parlons-nous ?

Il peut être commode de faire une distinction, un peu artificielle, certes, entre ces deux réalités

Il y a l’environnement géologique de la terre, l’environnement de notre système solaire de notre galaxie, de l’ensemble de l’univers. Ici, la leçon est relativement simple : tout est en constante évolution, changement, rien n’est fixe, immobile, tout est en mouvement, en perpétuelle transformation.

Ensuite il y a la nature avec les êtres vivants
Observer cette nature là c’est porter son attention à ce kaléidoscope de formes, de stratégies, de comportements adoptés par le vivant. Les stratégies de développement de la vie ont pu nous déconcerter –sélection, luttes-  et nous empêcher de discerner là modèles et sagesse utiles pour notre vie.
Et si le piège consistait à vouloir copier telle ou telle de ces formes foisonnantes prises par la vie alors que chacune n’est qu’une matérialisation unique d’un principe qui chercherait à prendre à travers nous une forme spécifique : c’est peut-être à ce projet du Vivant que notre libre arbitre nous donne le choix d’y collaborer ou non.

Et la place de l’homme ? Il fait aussi partie de la nature… alors ? Comme les autres manifestations du Vivant, il n’est pas un modèle mais probablement, pour l’instant, qu’une esquisse d’un potentiel qui demande notre adhésion et notre participation de co-créateur ! Répondrons-nous à cette extraordinaire ambition du Vivant en prenant conscience de lui-même à travers la simple créature que nous sommes ? Enfin, pas si « simple » que cela !!!

 

Renouer avec la nature sauvage

X13017

Renouer avec la nature sauvage !  En effet la peur de la nature évoquée par ailleurs est le principal frein à l’expression de notre amour pour elle. Cette peur est à dépasser. Elle est probablement liée au refoulement de notre part « sauvage » en nous : force de vie, de créativité.

Alors libérons le sauvage en nous…
Tel est le conseil que nous donne Henri Gougaud

« Nous sommes tous, au fond, des êtres sauvages.
Une force considérable gît, inemployée, dans cette sauvagerie.
Devenir, enfin, un être entier.
Pour cela, civiliser le sauvage, ensauvager le civilisé.
Et disposer de toutes les forces que recèle notre nature : la sauvage, et la civilisée »

La femme sauvage

Continuer la lecture

Changement de regard

P1010155  xxxxxx x
x
x
Changer de regard
Changer de point de vue

Le point de vue, au sens propre comme au figuré, est un sujet de réflexion pour mieux comprendre comment nous fonctionnons.

Le voyage de la découverte
Ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages
Mais à voir les choses différemment
Marcel Proust

Changer de perspective, de niveau

Le monde que nous avons créé est le résultat de notre niveau de réflexion,
mais les problèmes qu’il engendre ne sauraient être résolus à ce même niveau.
Albert Einstein

Inversion du regard

Une invitation à passer de l’autre côté du miroir.
Continuer la lecture

Comparaison n’est pas raison

XXX P1000030

Que nous disent les fables ?

Rechercher les enseignements du vivant en observant la nature conduit à évoquer les fables, paraboles et autres récits.
En effet, de nombreuses histoires, depuis la nuit des temps, se réfèrent à la nature. Voyons quelques exemples chez La Fontaine

La cigale et de la fourmi pour nous délivrer une invitation au travail et à la prévoyance
Le corbeau et le renard récit destiné à fustiger la flatterie.
Le lièvre et la tortue pour nous persuader que rien ne sert de courir : il faut partir à point

Analyse

Si notre quête de sagesse se veut crédible, il y a un piège à éviter. En effet, en y regardant de plus près, force est de constater que ces récits, s’ils délivrent un enseignement, ce n’est pas celui de la nature. D’autant moins que ces fables comportent de grossières erreurs entomologiques, ce qui est le cas du mode de vie des cigales ou des fourmis. Les images, les récits sont conçus pour frapper les esprits et illustrer tel ou tel précepte moral. De nombreuses autres figures de style fonctionnent sur ce modèle. Comparaison, métaphore, allégorie, parabole…

Mais attention au piège dénoncé de tout temps par cette formule lapidaire : « Comparaison n’est pas raison » !