Recettes à base de potimarron

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Encore des potimarrons à la cave ! Alors toutes les idées sont bonnes à expérimenter.

Voici deux recettes , une salée et une sucrée

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Feuilletés salés

. Découper une pâte feuilletée en carrés de 5cm environ. Faire une garniture avec un écrasé de potimarron préalablement cuits à la vapeur. Assaisonner à votre convenance (j’y ai mis piment d’Espelette, mes fleurs de poireaux sauvage et un peu de shoyou). Tartiner sur les carrés de pâte ; garnir avec de petits morceaux de munster blanc (non affiné) et 20’ à four chaud

Crêpes au sucre aux épices

Voici la garniture que vous mettrez sur votre crêpe. Je fais doucement fondre pommes et potimarron coupés en fines lamelles dans un peu d’huile (bien sûr la recette au beurre peut avoir meilleur goût, mais à consommer alors avec modération). Ajouter ensuite des amandes concassées légèrement grillées et terminer avec du sucre pour spéculos que je viens de concocter pour les fêtes de fin d’année (sucre Rapadura + épices). Réserver au chaud et garnir les crêpes. Vous trouverez probablement ce sucre exceptionnel dans la Caverne des Farfadets.

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C’est une nouvelle fois l’occasion de s’émerveiller face à la prodigieuse imagination qui règne dans la famille des cucurbitacées. Des stages leur sont consacrés chaque année par l’Ecole Buissonnière. Ci-dessus, une photo de l’exposition organisée autour de cette thématique

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La Saint-Jean

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Voici une belle exposition avec tous les ingrédients pour préparer la toute prochaine fête de la Saint Jean ! Période de fête en lien avec les cycles de la nature : solstice d’été, la fête de la musique et autres animations pour accompagner la joie de vivre cette apothéose des forces solaires. Voici quelques repères pour vous permettre d’approfondir votre recherche d’authenticité au plus proche de nos racines.

Au petit matin après la fête des feux
Il était de tradition d’aller à la cueillette des herbes de la Saint Jean. On estime à 27 les herbes dites « de la Saint Jean ». Toutes ces plantes étaient montées en bouquets, croix ou couronnes et mise au fronton des portes afin de porter bonheur.  De nombreuses « herbes guérisseuses » doivent être cueillies durant la période de la Saint-Jean d’été au solstice d’été, le 24 juin, car leurs vertus sont alors à leur apogée. Ces plantes ont été utilisées depuis longtemps pour soigner car elles possèdent de nombreuses propriétés thérapeutiques reconnues aujourd’hui.

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La plus célèbre de ces « bonnes » herbes : le millepertuis
Faites sécher un bouquet et suspendez-le dans la pièce principale de votre maison : vous serez ainsi protégé des mauvais esprits ! Pensez aussi à mettre un gros bouquet fleuri dans l’huile d’olive durant 3 semaines ; ensuite, filtrer cette huile devenue rouge. Elle sera précieuse pour soigner brûlures et autres soucis de peau.

Et côté cuisine

J’ai trouvé deux recettes traditionnelles celtes venant d’Irlande
Une tarte aux cerises, du saumon (ici accompagné de lichens au vinaigre) accompagné de pommes de terre

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Fête de Pâques 2014

Quelle magnifique occasion de retrouver notre âme d’enfant en préparant les œufs pour un émerveillement toujours aussi puissant. Une invitation insistante à célébrer le retour obstiné -et pourtant chaque fois incertain- de la vie animant avec une infinie générosité chaque brin d’herbe, chaque fleur, chaque feuille : le miracle une fois encore renouvelé du printemps.
Voici quelques unes de mes préparations pour partager cet évènement en famille :

Amalgame Pâques 2014-haut
Amalgame Pâques 2014-bas

Œufs multicolores : badigeonnés de blanc d’œuf et saupoudrés de poivre, poudre d’orties, de curcuma, de tomates, de betterave rouges, de thé Macha
Pralinés nougatine
Œufs ramenés il y a bien longtemps de Prague
Pâquerettes décorant les plats du jour
Filets de plie et tofu marinés, salade carottes du tonneau avec graines, sirop d’agave, raisins secs, huile de noix
Nid de pommes de terre cuites au foin avec oignons frais et ail en chemise.
Poulets en pâte à sel décoré avec les brisures d’un de mes œufs qui s’était cassé.
Ambiance dans le salon : blé germé, nid de mousse, champignons magiques fabriqués par Céline -Elément Terre-
Beignets de pointes d’orties à la poêle.

Regard sur la nature

« Vous évaluez l’oiseau, l’arbre et le chant, en poids, en profit. La bête n’est plus la bête, dans votre regard elle devient viande. La forêt n’est plus la forêt, dans votre regard elle est stères, mètres cubes, charpentes, charbon, copeaux. L’homme n’est plus homme, dans votre regard, il est bras, sueur, consommateur et machine exploitable. Vous oubliez que le chant, l’odeur et l’horizon, sont ma richesse. »

Evoquer notre relation à la nature n’a de sens qu’en utilisant d’autres modes de connaissance et de partage pour en faire ressentir la délicate et puissante saveur. Sur un chemin d’élévation de la conscience, le piège serait d’ajouter de nouvelles connaissances à d’anciennes. La première étape est de s’appauvrir, de mettre de côté nos connaissances et nos certitudes. « Tu te dois d’être un pédagogue à l’envers : il te faut inciter à désapprendre. La source qui jaillit de toi doit laver les têtes, afin que les cœurs s’en trouvent renforcés. » écrivait Daniel Pons.

J’ai découvert ce texte dont un extrait figure en introduction de cet article ; il évoque avec force et poésie notre lien à la nature. Continuer la lecture

Secrets de longue vie

Un nouvel organe vient d’être découvert dans notre corps ; son rôle est essentiel à notre bonne santé ! C’est le microbiote ! Vous connaissez ? Moi, je viens seulement de le découvrir, enfin sous ce nom là, puisqu’il s’agit de la flore intestinale. Son importance se trouve mise en évidence en lui donnant le rang d’organe à part entière. Voilà peut-être le coup de pouce pour vous décider à mettre en route, chez vous, simplement, la fabrication de deux « probiotiques », en l’occurrence deux boissons fermentées riches en levures et bactéries participant au bon équilibre de notre « microbiote » : je pense au kéfir et au kombucha. Pour obtenir ferments et secrets de fabrication et recettes d’utilisation… il suffit de vous rendre à la Caverne des Farfadets

KombuchaN’oubliez pas que vous bénéficiez de deux garanties :
1) si vous rencontriez la moindre interrogation : tél ou mail à votre dispo
2) en cas d’ accident (rarissime) dans les 6 mois, le ferment vous serait remplacé
Enfin un rappel sur la commodité d’utilisation
Vous démarrez votre première fabrication quand vous voulez. Quand vous souhaitez suspendre vos fabrications, il suffit de laisser vos ferments dans un bocal avec de l’eau, sans sucre, à température ambiante. Le ferment reste ainsi en veilleuse des mois ou des années. Le ferment reprend son activité dès que vous le nourrissez à nouveau avec du sucre. Simple et sans contrainte (vous pouvez le laisser seul à la maison pendant vos vacances ! sourire)
Rappel de quelques chiffres marquant l’importance de cet « organe » qu’est le microbiote : environ 500 espèces différentes pour 100.000 milliards d’individus dont le poids se situe entre 1 et 2 kilos !

Le triple filtre de Socrate

Socrate

Socrate était un philosophe grec du 5ème siècle avant JC considéré comme l’un des inventeurs de la philosophie morale et politique. Il était réputé pour sa sagesse. Un jour qu’il se promenait sur l’Agora, il fut abordé par un quidam qui l’interpella ainsi :

– Socrate ! Tu sais ce que je viens juste d’apprendre à propos d’un de tes élèves ?

– Attention » lui dit Socrate, avant de dire quoi que ce soit, il faut que tu passes un certain test. Je l’appelle le test du triple filtre…

– Triple filtre ?

– Oui. Avant que tu ne me parles d’un de mes élèves, ce serait bien que tu filtres ce que tu vas dire … Le premier filtre est le filtre VÉRITÉ. Es-tu absolument certain que ce que tu vas me dire est vrai ?

– Euh … C’est à dire … Non. Je l’ai juste entendu dire …

– Bien, tu n’es donc pas certain que ce que tu vas dire est la vérité. Le second est le filtre de la BONTÉ. Ce que tu as à me dire est-il bon pour mon élève ?

– Ben … pas exactement …

– Donc, tu veux me dire quelque chose de désagréable pour mon élève sans être sûr que ce soit vrai. Essayons le troisième filtre, si tu veux bien. Il s’agit du filtre de l’UTILITÉ. Ce que tu veux me dire est-il utile pour moi ?

– C’est difficile à dire, plutôt non, en réalité …

– Tu m’accorderas donc que tu souhaites me confier quelque chose de désagréable sur mon élève, qui ne me sera d’aucune utilité et dont tu n’es pas sûr. Ne crois-tu pas qu’il vaut mieux, dans ce cas, te taire?

– Oui, Socrate, je vois bien que tu as raison. Je me tairai donc…

Préparer les ambiances

La nature commence à entrer en ébullition ; il est temps de soigner les ambiances et la déco pour que le rendez-vous avec le printemps et les premiers stagiaires se coordonnent harmonieusement.

En arrivant sur le perron, voici la décoration autour du thème des conserves, manière de mettre dans l’ambiance de ce qui est à voir et à découvrir dans la maison. On est ici sur un lieu de transition entre extérieur et intérieur, entre jardin et cuisine : c’est un lieu magique idéal pour interpeller les visiteurs et les amener à rêver sur la profusion de la nature et sur notre capacité à devenir alchimistes. Cette maison donne l’opportunité d’apprendre à transformer les produits que la vie nous offre que ce soit pour la cuisine, la décoration ou les conserves. Il y a un air de mystère, des souvenirs d’enfance, des secrets de grand’mères, des saveurs oubliées qui planent par ici et envahissent les visiteurs venus, que ce soit pour un stage ou un repas.

Amalgame accompagner le printemps-1
 Amalgame accompagner le printemps-2

 

L’homme-joie

Un cadeau que je m’empresse de partager : un nouveau livre de Christian Bobin. J’y ai relevé ces quelques passages dans lesquels la poésie permet de pressentir la saveur de l’indicible !
C’est la qualité de notre regard qui nous permet de réenchanter notre vie.

Il parle d’un instant d’émerveillement avec la vue d’un « cheval lourd mastiquant de l’herbe engraissée par des jours et des jours de pluie » lui permettait de contempler un instant « un sage à tête de cheval qui mâchait la lumière verte mouillée de pièces d’or. Cette vision avait quelque chose de religieux. La vie banale était tranquillement soulevée au-dessus d’elle-même (…) Le cheval brun, sa tête plongée dans l’or et les herbes dociles, composait une phrase infiniment rassurante sur la vie (…) le miracle est là, dans la même vue je découvrais un ange mangeur d’étoiles, un moine des heures oisives, la preuve que la vie n’était pas fâchée avec nous, qu’elle n’avait jamais été aussi proche, immatérielle, impalpable, verte et jaune avec son portier nonchalant à tête de cheval. »

« Le miracle arrive (…) quand s’éveille ce qui dormait sous nos yeux »

Ce regard qui transforme un cheval, plus loin un pois de senteur permet le même miracle avec les tâches les plus insignifiantes :
« Faire la vaisselle est une activité métaphysique qui redonne à un morceau de matière un peu de l’éclat du premier matin du monde. » (…) La vaisselle renait deux fois par jour. Son mouvement est celui des marées, une pulsation de l’énigmatique banalité des jours. »

L'homme-joie Bobin

Et au passage son appréciation sur l’impact de la télévision :

« Dans les lointains, une télévision accomplit sa morne besogne comme un bourreau tranchant sans émotion les têtes divines du silence et du songe »
La recherche du paradis, ce n’est pas hier ou demain, mais maintenant, car « C’est par distraction que nous n’entrons pas au paradis de notre vivant, uniquement par distraction ».

Fête des Grand’mères

Voici le premier dimanche de mars, celui de la fête des Grand’mères. J’ai préparé un repas de fête pour cette occasion, à partager avec quelques amis.
Une grand’mère était présente, certes, mais la journée était plus particulièrement dédiée à notre grand’mère  à tous. Oui, nous en avons une en commun ! Je l’ai découvert grâce à Claude et Lydia Bourguignon (dont je parle dans la rubrique : ma grande famille) ingénieurs agronomes qui défendent l’agrologie et l’autofertilité des sols. Ils écrivent :

Texte Bourguignon

Ce texte se passe de commentaires : je le trouve lourd de sens. J’en ai fait une petite carte distribuée à mes convives.
Alors nous avons donné un sens particulier à notre repas, certes composé d’ingrédients entrant dans la démarche de l’alimentation vivante, mais le plus important, comme tous nos gestes du quotidien, n’est pas tant le geste en lui-même mais le sens, l’intention qu’on lui donne.
Pour le plaisir du partage, voici quelques photos avec commentaires en dessous

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Amandes grillées aromatisées à la poudre de mélilot
Tranches de pommes citronnée, chèvre frais et hachis de fleurs de poireaux sauvage
Endives tartinées de purée de pois chiche

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Biscottes farine de châtaigne avec truite fumée, graines d’ail des ours au vinaigre et beurre
Tranches de Vitelotte, tartare d’herbes et… curcuma confit au sucre
Hérisson de tofu fumé et boutons d’ail des ours au vinaigre

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Cuillère avec brousse de brebis du Larzac, girolles au vinaigre et… graines d’ail des ours confites au sucre
Verrine avec fromage blanc et hachis des premières feuilles d’ail des ours
Choux chinois garni de purée de lentilles corail et feuilles de lamier pourpre

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Beignets de petites feuilles d’ail des ours (3-4 cm)
Petit roulé avec crêpe à la purée d’orties, fromage blanc et saumon fumé

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Assiette composée de salades, herbes sauvages, lacto-fermentés et graines germées. En guise de vinaigrette une sauce particulière :
Echalotes, feuilles fraîches de poireau sauvage, cœur de tiges de verveine
et crème soja infusée à la verveine (inspiration Thaï)
Granité en guise d’intermède avec trois niveaux aromatisés et colorés grâce aux fleurs suivantes :
merisier au fond, pois bleu (clitoria ternatea) et un soupçon de coquelicot sur le dessus

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Plat principal : spectaculaire courge Pink Banana Jumbo garnie avec sa chair complétée de petit épeautre et fondue de poireaux aux haricots de mer.
Filets de loup.
Et sa sauce : crème soja épaissie avec farine de riz précuite, gingembre râpé, shoyu, piment de Cayenne, ciboulette, poudre d’amandes et… tiges d’ail confites au sucre !

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Dessert : il y a eu petits gâteaux secs au foin, beignets de fleurs cristallisées de sureau, meringues au bleuet et la création la plus réussie du jour avec des chatons de noisetier trempées dans du chocolat puis roulés dans du pollen.
Le vrai dessert : sorbet mirabelle, liqueur de mirabelles, mirabelles séchées, chantilly à l’alcool de pois bleu ou pois papillon à l’incroyable couleur violette (voir granité ci-dessus) et en garniture, pétales de roses et jonquille cristallisés.
Suivent : café, liqueur et mon célèbre rhum des foins.

Cueilleur d’arbres

La sagesse d’un homme vivant dans une relation intime avec la forêt et la transmission de ce qu’il connait de la vie des arbres. Nous sommes bien loin des clichés venus d’ailleurs, du pays des amérindiens ou d’autres. L’authenticité d’un homme d’ici dans toute sa rude splendeur.

Portrait à découvrir dans cette vidéo :

http://www.rts.ch/video/emissions/passe-moi-les-jumelles/2254052-le-cueilleur-d-arbres.html

En remerciant Michel Maxime Egger de me l’avoir fait découvrir

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