Sagesse vagabonde

Vous trouverez ici une petite phrase, un témoignage, une image pouvant nous nourrir. Parfois une vidéo ou un PPS. Des pensées inspirées de la nature ou de diverses traditions choisies en ce qu’elles manifestent l’essentiel qu’elles ont en commun au regard du respect de la vie avec leur capacité à faire émerger émerveillement et gratitude. Manière de vous faire partager mes vagabondages sur les chemins de la sagesse !

Affirmations positives mars 2017

 

Je ressens cette renaissance en moi qui s’active et qui vibre
Je suis le créateur de ma vie
Je choisis de m’embrasser et de me révéler complètement
Je n’ai pas peur de dévoiler et d’exprimer ce que je suis
Je n’ai pas peur de concrétiser mes projets
Je suis prêt à prendre entière responsabilité de qui je suis
Je suis prêt à m’engager sur la voir du changement auquel j’aspire

Illustration de Ysbel  LeMay
Texte inspiré de http://irisandco.fr/

Pensées inspirantes pour un bonheur qui se cuisine aussi

Pensées inspirantes pour un bonheur qui se cuisine aussi

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Le bonheur se cultive…
il se cuisine aussi.

Attention permanente pour affiner notre qualité de présence.
Voici quelques pensées inspirantes pouvant nous encourager à persévérer.

A mettre en pratique lors des stages de l’Ecole Buissonnière.

Apprendre à être en harmonie avec les forces de la nature.

On ne doit pas faire front contre la tempête.
On doit céder et devenir partie du vent.
Emmanuel

Sentir les pulsations de la vie

Je referme ma main sur une graine
et je sens battre la vie
Hiro Hito

Percevoir le monde comme un immense hologramme où chaque détail contient l’ensemble. Continuer la lecture

Le miracle de l’instant présent

Le miracle de l’instant présent

L’importance de vivre pleinement dans l’instant présent se trouve au coeur de toutes les sagesses du monde. Instant présent ou encore pleine conscience pour reprendre la formulation de Tich Nhat Hanh. Celui-ci écrit :
Le miracle de la  Pleine Conscience, tout d’abord, est que vous êtes là. Etre vraiment là est est très important. Etre là pour vous-même et pour celui ou celle que vous aimez. Peut-on aimer si l’on n’est pas là ? Non, une condition de base de l’amour est notre propre présence.
La vie est disponible seulement dans l’ici et maintenant. La joie, la paix, le bonheur sont des choses possibles si vous pouvez vous rendre à l’instant présent pour ne pas rater le rendez-vous avec la vie. Vous avez un rendez-vous avec la vie, un rendez-vous qui est dans l’instant présent.

Les activités proposées, en particulier dans le cadre de l’Ecole Buissonnière peuvent vous amener à goûter la magie de l’instant présent. Infos ici

Autres textes

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Le yugen et la patine de l’usure

Le yugen et la patine de l’usure

Suite de l’article sur le Yugen avec une photo bien représentative de cette attention émerveillée portée aux choses marquées par le temps !

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Soleil

Soleil

Le soleil depuis les temps les  plus anciens, a fasciné les hommes. Il a été adoré comme  divinité ou utilisé comme riche métaphore des énergies qui président à l’existence de notre Terre.

J’ai sélectionner trois textes pour accompagner quelques photos. Trois textes d’origine fort différentes et qui évoquent la même réalité : un monde unique à partager avec toutes les autres formes de vie, dans l’émerveillement et la gratitude !

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Quand j’étreins le Soleil, les yeux de
La nuit me regardent, et quand je
M’éveille, je regarde le soleil, qui est
L’œil unique du jour.
Khalil Gibran

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Moi, la vie ardente de la sagesse divine,
J’enflamme la beauté des plaines,
J’étincelle dans les eaux,
Je brûle dans le soleil, la lune et les étoiles,
Hildegarde von Bingen

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Regardez mes frères, le printemps est venu,
la terre a reçu les baisers du soleil et nous verrons bientôt les fruits de cet amour.
Chaque graine est éveillée, et de même, tout animal est en vie.
C’est à ce pouvoir mystérieux que nous devons nous aussi notre existence.
C’est pourquoi nous concédons à nos voisins, même nos voisins animaux,
autant de droit qu’à nous d’habiter cette terre.
Tatanka Yotanka grand chef Sioux

L’âge de l’enthousiasme

L’âge de l’enthousiasme

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Il n’y a pas de lien entre jeunesse et enthousiasme ; celui-ci existe et il est probablement plus profond à l’âge mûr et dans la vieillesse. Les exemples abondent dans tous les domaines scientifiques, artistes, entrepreneurs… Avec l’âge la clarté des enjeux s’affine, s’affirme. C’est ainsi que la conscience d’une impérieuse nécessité conduit à donner forme à ce qui est ainsi perçu, à donner vie à cet élan intérieur qu’on appelle enthousiasme. Et cet élan créateur peut devenir encore plus pressant quand il y a le sentiment du temps qui passe et l’urgence de mener à bien ce qui nous anime en y consacrant pleinement les jours comptés qui restent à vivre.

Le Yugen et la beauté mystérieuse

Le Yugen et la beauté mystérieuse

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Le Yugen transcende la forme et s’attache au mystère des choses. Cet autre concept esthétique japonais est celui d’une beauté subtile, diffuse, faite de résonances infinies. C’est la grâce du non-dit, du suggéré, du « juste capté » et du secret. Plus encore que le « Mono no aware », le Yugen renvoie à la notion d’impermanence : tristesse et plaisir s’allient dans l’amour du dénuement, du « non-avoir », du vide pur au-delà de toute explication et de toute parole.
Le yūgen qui peut se traduire par la beauté profonde, la beauté mystérieuse ou le charme subtil, est un concept de l’esthétique japonaise appliqué aux arts, aux arts scéniques, à la littérature et à la poésie.

Le yūgen renvoie à la compréhension et l’évocation nostalgique de la beauté mystérieuse du monde. Il ne s’agit pas de faire appel à l’imaginaire ni de décrire la réalité concrète, mais de percevoir le monde comme doté d’une profondeur implicite que les artistes peuvent exprimer subtilement. Le yūgen prend donc souvent la forme du mystère, de la profondeur, de l’élégance et de la nostalgie, associés à l’ancienne culture aristocratique.

Pour mieux illustrer cette approche de la beauté à la japonaise, rien de tel que d’approcher l’oeuvre de  Kaii Higashiyama.
Avec sa valisette de peintures et d’aquarelles à la main, il s’est promené à la recherche de l’âme des paysages, il a saisi leur magie unique, capturé leur éphémère beauté intime. Il les a fixé sur la toile avec sensibilité.

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Ses œuvres sont à la fois d’une simplicité naïve et d’une profondeur méditative, illustrant cette beauté mystérieuse du Yugen.

Alors quand ce regard sur le monde devient un travail de conscience permanent, il est possible de commencer à se faire plaisir avec les premiers pas.

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Pour approfondir cet « art de vivre », voir le très riche livre de Dominique Loreau dont quelques phrases ci-dessus ont été extraites : Aimer la pluie, aimer la vie 

Mujo ou l’impermanence

Mujo ou l’impermanence

C’est seulement quand le temps s’arrête que nous pouvons accéder à un état de pure intensité. Les japonais ont un terme pour cela : Mujo.

Mujo, c’est prendre conscience que tout est instable et que rien n’est constant. Tout est transitoire, mais c’est justement ce côté éphémère des choses qui fait le charme de l’existence. Que serait la mer sans les vagues, une montagne sans brumes, une personne sans défauts ?

Le mujo, signifiant «l’impermanence de toute chose», est un concept bouddhiste basé sur l’évolution, le changement. Toute chose qui existe doit nécessairement avoir un début et aura un jour une fin. Selon cette philosophie, le présent n’existe pas. Les conceptions du présent, du passé et du futur sont illusoires. Le temps se résume alors à la notion d’instant.

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Sabishii ou le vague à l’âme

Sabishii ou le vague à l’âme

Il existe en japonais un terme particulièrement beau, « sabishii », qui signifie triste, solitaire. Son idéogramme est fait de trois gouttes d’eau sur du bois. Cette solitude nous emplit d’un vide étrange.

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Bizarrement, nous avons besoin de ce « vague à l’âme » : nous l’aimons. Nous le recherchons dans les chansons, les films et les romans tristes. Nos émotions vivent alors plus fort que d’habitude. Une dose homéopathique de souffrance et de tristesse nous ouvre à un enchantement faible, au bord du sensible, à un au-delà lumineux et probable.

Inquiétude mélangée de tristesse, bonheur intense et grave, tragique apaisé…
Comment nommer cet état d’âme dans un monde où tout est balisé ?

« Aimer la pluie, aimer la vie » – Merci à Dominique Loreau pour cet ouvrage inspirant.

Le jeu de la vie et de la mort

Le jeu de la vie et de la mort

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Nous voyons partout le jeu de la vie et de la mort, cette transmutation de l’ancien en nouveau. Le jour vient à nous chaque matin, tout blanc, tout nu, frais comme une fleur. Mais nous savons qu’il est vieux ; il est le Temps lui-même. C’est le même très ancien jour qui a reçu dans ses bras notre globe nouveau-né, l’a recouvert de son blanc manteau de lumière, et l’a lancé dans le grand pèlerinage au milieu des étoiles.

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Ses pas pourtant ne sont point las, ni ses yeux fatigués. Il porte l’amulette d’or de l’éternité qui ne connaît pas la vieillesse, et dont le toucher efface toutes rides du front de la nature. Notre monde porte l’immortelle jeunesse au plus profond de son cœur.

Rabindranath Tagore

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Marcescent (botanique) Qui reste en place à la saison de repos végétatif ; se dit à propos d’une feuille ou d’une pièce florale. Les feuilles de ce jeune chêne sont mortes mais ne tombent pas : cela me paraissait bien illustrer la transition entre automne et printemps, entre vie et mort. D’où le choix des photos ci-dessus.