Mystères du Vivant

Bien se nourrir, veiller aux gestes « éco-citoyens », apprendre à faire soi-même, cultiver son jardin de manière écologique, apprendre à vivre mieux en dépensant moins : voilà ce que vous trouverez à travers nos activités. Leur originalité vient de l’éclairage particulier qui les baigne pour vous inviter à prendre conscience de ce qui les inspire. Approcher la logique du vivant permet de dépasser des recettes ponctuelles pour remonter à la source du mystère qui pourra guider toutes vos activités et donner des repères face à toutes les situations. Occasions de s’interroger non seulement sur ce que nous faisons mais sur ce que nous sommes profondément, mystérieusement.

Tout est relié.

Cette affirmation est souvent exprimée. Mais mesurons-nous son impact ? Pour ma part, voici quelques points qui sont tout naturellement intégrés dans la trame des stages.

Tout est relié. C’est ainsi que sont privilégiées diverses notions aux applications très pratiques : principe totum, produits dissociés et/ou ultra-transformés, notion de matrice, relation entre jardin et cuisine, entre recevoir et donner, la vie qui transmet la vie, toutes les dimensions de notre être qui sont à nourrir, etc.

Je veille tout particulièrement à ne pas céder à une vision réductionniste qui limiterait l’étude à tel ou tel composant pour respecter une approche « globale » de la vie. C’est ainsi que la prise en compte des écosystèmes et des multiples communications existant entre toutes formes de vie ouvre des perspectives vertigineuses sur l’imagination de la nature et les enseignements qu’elle peut nous suggérer.
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La référence au Vivant oriente le contenu des stages

L’alimentation vivante, la cuisine sauvage, les conserves écologiques, les boissons fermentées, les aliments fermentés, le jardin vivant, les relations avec les forces de vie à l’œuvre dans la nature, mieux percevoir la sagesse du vivant, trouver sa voie en cohérence avec l’environnement et notre nature intime, célébrer les rendez-vous de la nature comme ceux des deux solstices : la St Jean et Noël, etc.

La dure loi du changement est approchée comme manifestation de la magie de la vie.
Les stages montrent comment une connivence créatrice entre la générosité de la nature et l’ingéniosité de l’homme peut s’exprimer dans le respect de l’environnement et faire émerger les clés du bonheur !
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Parler d’écologie autrement

Le contenu et l’ambiance des stages attestent subtilement d’une vision « différente » portée sur notre relation à l’environnement. De quoi s’agit-il ? En vrac :

Ne pas se contenter de faire un état des lieux catastrophique, mais aller plus loin en débusquant les ressorts psychologiques, culturels qui inspirent ceux qui s’y complaisent.

Et de quelle nature parle-t-on ? Attention aux prises de position tranchées contre productives car à même de susciter la polémique et de bloquer le dialogue avec ceux que l’on cherche à sensibiliser. En revanche, la peur et la culpabilité sous jacentes vont, elles, contaminer les interlocuteurs. Continuer la lecture

Alimentation et pratique de la gratitude

Les sagesses du monde, les mystiques de toutes traditions nous exhortent à la gratitude. C’est là une clé puissante de transformation nous conduisant à affiner notre lien avec le vivant. Alors, je vais évoquer plusieurs déclinaisons de ce qui pourrait être une pratique de chaque instant :

  • La pratique de la gratitude en cuisine
  • La gratitude à table
  • Les pratiques universelles autour de la nourriture
  • Mieux cerner la nature de la gratitude dans la vie

La pratique de la gratitude en cuisine
Cuisiner et manger en conscience nous offre des occasions quotidiennes de pratiquer une précieuse méditation induisant un profond sentiment de gratitude. Penser à la nature qui en est à l’origine, au cheminement suivi par les aliments, aux personnes qui sont intervenues pour qu’ils parviennent jusqu’à notre cuisine. Et pour cela affiner notre connexion à l’instant présent. Remercier pour ce dont nous disposons. La plus belle reconnaissance est de respecter les précieux ingrédients dont nous avons la responsabilité et de les magnifier à travers nos préparations S’émerveiller avec humilité car rien nous est dû : apprécier le miracle chaque jour renouvelé afin de corriger nos pratiques et notre regard d’enfants gâtés. Continuer la lecture

Dans mes bras il y a…

Dans mes bras il y a ton écorce
Derrière laquelle coule la sève de nos mémoires
Il y a ce rugueux, cette rigueur, cette limite
Où je m’appuie et me colle
Pour laisser couler les chagrins qui viennent
Comme des marées mouillant le sable de tes racines

Dans mes bras il y a ta force
Cette densité plantée entre ciel et terre
Ce solide évanescent où voyage l’invisible
Où mes doigts circulent sur tes cicatrices,
Nœuds, mousse, lichens et sillons profonds
Cherchant à sentir l’écho de nos blessures semblables Continuer la lecture

Que se cache-t-il dans la galette des rois ?

La galette des Rois et la fève cachée : Ne te détourne pas de cette image sous prétexte qu’elle te semble désuète et dépourvue de sens. Crois-tu que la fève soit par pure fantaisie dissimulée dans la galette ? Que non. Il y a là plus de savoir qu’en un livre. La fève, depuis la plus haute antiquité figure le soleil encore enfoui sous l’horizon – dans la terre. Elle est la lumière encore prisonnière de la matière. La terre, la voici figurée – comestible – par la galette. Comestible, c’est à dire nourricière comme une mère. Elle est enceinte d’un soleil.
On disait autrefois que dans les fèves se dissimulaient les âmes des morts, et qu’au premier frémissement du printemps elles se revigoraient et montaient au jour, attirées qu’elles étaient par la lumière nouvelle. Quel espoir fou dans cet humble légume ! Les morts ne sont enfouis que pour revivre, germer comme la graine, comme le soleil tombé au crépuscule et renaissant à l’aurore. Le deuil d’hiver est, pour ceux qui savent lire les images naïves, un long et riche travail d’enfantement.
(Henri Gougaud)
Merci à « Atelier Henri Gougaud »

Comment fonctionne la vie ?

Vaste sujet au cœur d’une semaine qui lui est consacrée mais qui n’aura pas d’autres prétentions que de juste l’effleurer. Pour évoquer ce sujet de manière concrète, voici deux constats en lien direct avec la nouvelle année.

La vie est changement perpétuel
Il suffit de regarder la nature pour conforter cette « loi » : la vie est changement, mouvement perpétuel, transformations successives, ruptures, évolutions, impermanence…

Notre vie intriquée dans les rythmes de la nature
Notre vie s’inscrit dans les rythmes de l’univers et en particulier dans les rythmes des saisons de notre planète. Impossible d’échapper à cette danse de notre terre autour de son soleil !
Comparer le déroulement de notre vie au défilement des saisons est bien plus qu’une belle métaphore : les étapes peuvent se formuler à l’image de leur succession. Chaque transformation s’articule entre une fin, ensuite un commencement, avec un entre-deux important, un temps de jachère. Ce dernier peut être qualifié de manière pertinente de « transition » comme le fait Michèle Roberge dans son livre consacré à ce thème « Tant d’hiver au cœur du changement » et auquel j’emprunte l’essentiel de l’article « Originalité de nos formations »

Principe « totum »

Définition succincte
Totum vient du latin totus « tout ».

Définition adaptée aux plantes médicinales
Ensemble moléculaire complexe et cohérent, spécifique d’une espèce végétale bien définie par son génome, issu de l’un ou de plusieurs de ses organes à l’aide d’une méthode d’extraction appropriée. Le but théorique est d’être le plus complet possible afin de bénéficier de l’ensemble des principes actifs, chaque méthode possédant ses particularités

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Commentaires
On associe trop souvent l’activité d’un végétal à la présence du principe actif majoritaire qu’elle renferme. C’est oublier une notion fondamentale en phytothérapie le Totum de la plante.
Ce Totum est l’ensemble des principes actifs fonctionnant en synergie, il est plus efficace que le principe actif isolé et souvent en tempère les effets secondaires.

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Yoga, Taï chi, Aïkido… et leçons de sagesse des orties !

Pourquoi ma préférence pour les orties ? Clin d’oeil en direction de Victor Hugo qui les évoque avec tendresse dans Les Contemplations.
D’autres précieuses « mauvaises herbes » auraient pu être citées.

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Depuis bien des années je me suis incliné devant des plantes sauvages et les orties en particulier, pour les convier dans ma cuisine et les mettre en valeur à la table de mes hôtes. A force de les côtoyer ainsi, je me suis mis à écouter ce qu’elles murmuraient avec de plus en plus d’insistance : c’est ainsi que je discernais progressivement les leçons de sagesse qu’elles souhaitaient me transmettre. Et aujourd’hui, j’ai le privilège de pouvoir partager ce que les orties ont pu m’apprendre sur la vie !

Le respect au moment de la cueillette, leur accord pour venir rejoindre ma cuisine, l’émerveillement face à leur vitalité. Ensuite les travailler avec le hachoir demi-lune est un exercice qui demande de la précision dans le geste, une bonne posture, une attention au rythme de la découpe et à sa respiration. Mélangées avec sel et huile, le moment de la mise en pot est arrivé : encore des gestes dont la répétition permet de bien prendre conscience de nos mouvements et de les affiner. Etre observateur. Etre à la recherche du geste juste, beau et efficace. Garder la conscience de son centre. Participer à un mouvement qui nous fait entrer dans la danse de la vie. Elles apprécient d’être ainsi traitées avec tous les égards car leur mission n’est jamais terminée ; elle se métamorphosent simplement. Des feuilles deviendront des papillons, sous forme de pesto d’autres deviendront une partie de nos cellules, en fin de saison, d’autres encore viendront enrichir l’humus du sol, etc. Elles aspirent à nous voir ainsi, en conscience, partager leur aventure… et être à l’écoute de leur secrets de sagesse.

A noter aussi l’immense avantage d’une telle pratique, c’est qu’elle est directement en lien avec les gestes du quotidien et peut donc se poursuivre, dans le même esprit, en prenant appui sur toutes les activités de la journée. Alors que transposer les postures de yoga est plus difficile avec le risque de ne pas faire de toute sa journée une activité inspirée par le yoga.

Je les remercie pour m’avoir ainsi enseigné la « Voie de l’ortie », démarche dont mon égo ne risque guère de se prévaloir en public. Ah, tu fais du yoga ! Et bien moi, je ne dirai rien de ma pratique en compagnie des orties. Cela reste donc entre nous, bien sûr ! -sourire-

Eloge des aubergines

Regarder avec un regard neuf tout ce qui nous entoure, voilà l’approche que pratique Marie-Sophie L dans son livre : L’instant cru. Voici un bel exemple avec les aubergines !

Ce regard neuf est un exercice précieux pour aiguiser notre admiration face à ces cadeaux de la nature dont la profusion peut avoir tendance à émousser la miraculeuse beauté !

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Solanacées haute couture, majestueuses dans leur robe brillante, d’une spirituelle coquetterie dans leur déclinaison du violet profond au blanc pur et même parfois audacieusement tigrées… Fruits et légumes à la fois, elles sont inclassables par la sensualité provocante de leurs courbes et la sagesse irréprochable de leur collerette. Si la présence de saponine les rend peu intéressantes telles quelles, leur texture d’éponge leur vaut d’être précieuses dans l’Instant Cru. Prêtes à s’imbiber de parfums et d’épices avant de se laisser déshydrater, elles contribuent à la confection de bacon végétaux, de morceaux qui rappellent la viande par leur consistance et leur aptitude à libérer l’arôme des marinades qui les imprègnent