Alimentation vivante

L’alimentation vivante est une approche indépendante de toute école diététique. Elle s’inscrit dans la démarche du fonctionnement durable avec ses trois axes : environnemental, social et économique. La bio en fait partie, elle est approchée essentiellement comme un outil, mais n’est qu’un aspect des choses.
Nous évitons ainsi les polémiques stériles sur les moyens mis en œuvre pour se concentrer sur leur finalité : s’intégrer le  plus harmonieusement dans la chaîne du vivant dans le respect de ses règles.

Mais qui est l’inventeur de ces produits fermentés ?

Mais qui est l’inventeur de ces produits fermentés ?

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Mais, au fait, qui en a fait la découverte ? Il y a là un processus intéressant illustrant la capacité d’adaptation de l’homme : un accident, une observation, une évaluation positive et une reproduction du phénomène initial.
Voici quelques illustrations à ce sujet.
Il est vraisemblable que l’origine des aliments fermentés soit accidentelle. Les hommes ont observé puis reproduit un processus naturel, avec plus ou moins de succès, mais toujours de manière complètement aléatoire. L’observation du comportement de certains animaux a pu être source d’inspiration comme le fait d’enterrer ses proies pour les manger plus tard. Il peut s’agir aussi d’une circonstance fortuite, d’un accident, d’une maladresse, d’un oubli.
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Micro-organismes bénéfiques

Micro-organismes bénéfiques

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Parler des bonnes fermentations ne se limite pas à la choucroute et au kéfir. C’est un univers immense et omniprésent dans lequel nous sommes intimement insérés. Je tente un inventaire qui ne saurait être exhaustif, mais qui donne déjà un bon aperçu.

Lacto-fermentation

Trois domaines principaux
Les boissons
Les légumes
Les autres aliments dont céréales et légumineuses
Plusieurs utilisations
Aliments de consommation rapide : boissons et légumes
Aliments fermentés comme conserve : légumes, olives
Ingrédients à vocation principale santé : pollen, tofu et autres
Préparations à vocation principalement gustative, condiment et assimilés : sauces soja, miso, umebosis, thé, vanille, etc.

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A la rencontre des micro-organismes

A la rencontre des micro-organismes

J’ai commencé voici 25 ans, lors d’un changement de vie radical, à suivre des formations à orientation macrobiotique. C’est alors que j’ai eu la chance d’approcher, pour la première fois, le domaine des fermentations avec les préparations japonaises traditionnelles de pickles, ou plus exactement de tsukemono : lacto-fermentation de un à trois jours.

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Depuis, je me suis passionné pour d’autres types de fermentation et suis heureux de voir aujourd’hui cette sensibilisation du public pour ces « nouveaux » aliments qui se pratiquent depuis des millénaires sur toute la planète. Des aliments qui prennent aussi en compte notre flore intestinale, mais pas que. Enfin, quand on est devenu conscient du travail des micro-organismes dans l’humus, l’importance universelle de ces premières formes de vie apparues sur terre voici environ 4 milliards d’années devient évident.
Mes expositions de 2016 faites sur ce thème ont mis en évidence, à la fois un vif intérêt du public et de nombreuses interrogations. Normal, il faut un minimum d’informations pour apprivoiser ce domaine inquiétant du sauvage de la Vie.
Aussi le programme 2017 fait-il une large place à ces micro-organismes qui nous veulent du bien.
Une journée entière est consacrée à l’étude du fonctionnement des micro-organismes : bactéries, moisissures. levures avec mise en pratique et quelques recettes de base.
Cette journée « généraliste » est conçue pour venir en complément des autres stages (mais n’en constitue pas un pré-requis, juste une excellente introduction) :
•    Conserves naturelles
•    Alimentation vivante
•    Boissons de bien-être
•    Pain au levain

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Alimentation vivante avril 2016

Un commentaire qui résume bien le déroulement d’une semaine consacrée à l’alimentation vivante.

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De belles et longues journées où l’on passe d’une activité à une autre, d’un endroit à un autre,  au sein d’un petit groupe, le tout orchestré magistralement par Gérard.
Des journées ponctuées par quelques rituels bien sympathiques comme la pensée du jour, le gâteau du matin accompagné de carrés de chocolat et d’une tisane aux plantes, une série conséquente  de livres disponibles à la consultation chaque jour  sur une thématique différente en lien avec celle du stage, les petits soins quotidiens (levain, graines germés…), les préparations et dégustations de mets et boissons, les déjeuners en commun.
De bons fous rires, des dégustations à gogos, certaines surprenantes.
La rencontre avec les autres participants et Gérard, le généreux farfadet de Lalaye.
Ah Gérard, avec son désir irrépressible de transmettre techniques, pratiques et tours de main finement réglés tout au long de ces années.
J’ai apprécié de pouvoir disposer de nombreux support écrits, qui vont me servir de références pour mes réalisations futures et me permettre de décliner avec créativité, les recettes de Gérard.
5 jours de «vacances» bien chargées pour moi, avec des heures de sommeil à rattraper et un programme de réalisations personnelles pour la suite bien «drivés» grâce à ce stage.
Anne

Après la foire Ecobio de Colmar

Après la foire Ecobio de Colmar

Vous avez été nombreux à vous arrêter devant notre stand et à manifester votre intérêt pour nos activités de stages, en particulier celles en lien avec l’alimentation vivante.

L’alimentation vivante intègre notamment les produits fermentés, les graines germées et la cuisine sauvage. En savoir plus : article à consulter ici

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Focus sur bouteilles et bocaux :

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Animation d’un atelier sur l’espace démonstration culinaire organisé avec brio par Christine Ackermann (Biocoop Sonnebluem à Colmar)

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Un reportage sur l’atelier cuisine et les produits en exposition est disponible ici

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Relation jardinier et cuisinier

Relation jardinier et cuisinier

La mise en œuvre de l’alimentation vivante repose sur une complicité entre ces deux personnages

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Le jardinier
Le jardinier a le privilège d’expérimenter le sensible de la vie, des plantes, de la terre, des animaux en relation avec la valeur du temps et le rythme des saisons. Il est celui qui accompagne la création de la vie.
Son activité consiste à unir la terre au ciel, puisque c’est à cette jonction que se trouve la plante. La terre humide fait germer et croître la graine déposée. La lumière tire la plante vers le haut, l’air modèle et sculpte la feuille et la chaleur fait mûrir les fruits et les graines. Ainsi se réalise la photosynthèse à partir des quatre éléments, propriété exclusive des plantes qui autorise la vie animale sur terre.
Cette tâche est particulièrement noble et Masanobu Fukuoka en rappelle la dimension essentielle : « Le but ultime de l’agriculture n’est pas la culture des récoltes, mais la culture et la perfection des êtres humains ».

Le cuisinier
La vie de l’homme est conditionnée par ce qu’il mange. La nourriture intervient depuis la nuit des temps dans les rites initiatiques.
En dehors de la fonction d’alimentation, il y a une fonction d’incorporation qui est essentielle : on devient ce que l’on mange. Il y a l’énergie spécifique à la plante ou à l’animal avec ses caractéristiques propres, mais aussi l’information fondatrice de la vie permettant le renouvellement cohérent de nos cellules.
L’alimentation est également ce qui relie les hommes d’une même culture.
La cuisine est bien une démarche sacrée comme le précise Jacques Mittler : « Si l’art culinaire est une création permanente, la cuisine est un sanctuaire et le repas une méditation ».

Faculté des aliments à transmettre la vie

Faculté des aliments à transmettre la vie

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Au tournant du XXe siècle, le docteur Edmond BORDEAUX-SZEKELY grâce à ses traductions (de textes d’araméen, de la mer Morte, etc.) et ses recherches et la société Biogénique internationale qu’il fonda en 1928 (avec Romain ROLLAND, prix Nobel de littérature, 1915), révélèrent que ce mode d’alimentation était traditionnel en Orient, en Occident, aux Amériques… et faisait partie du traitement de certaines maladies.

Il est éloquent de se reporter à la classification qu’il faisait des aliments. Vous identifierez ainsi quels aliments sont pour vous :

• biogéniques (qui donnent la vie, c’est-a-dire propres a vous remettre un lendemain de fête). Ce sont les graines germées ou jeunes pousses, algues, pollen, gelée royale…
• bioactifs (qui soutiennent la vie : à privilégier dans l’alimentation quotidienne). Ce sont les légumes et fruits crus, les oléagineux, les céréales, le sucre complet et le miel, les huiles V. P. P. F., les aromates, les baies, les lacto-fermentés…
• biostatiques (neutres ou qui ralentissent les processus vitaux, pour les petits plaisirs, de temps en temps). Ce sont les aliments cuits et tous les aliments qui, bien que crus, ne sont plus frais, lait et fromages, œufs, légumineuses, tofu, poissons, fruits de mer, viandes, volaille, sauces, conserves, produits à base de lait de chèvre, yoghourts…
• ou biocidiques (nocifs et dont le plaisir qu’ils procurent de manière momentanée au cerveau devra être compensé pour faire plaisir à tout l’organisme). On y trouve toutes les nourritures dénaturées, frelatées, irradiées, raffinées, pasteurisées, cuites à haute température, contenant des additifs et conservateurs chimiques, le sucre blanc, sel blanc, additifs, huiles raffinées, céréales raffinées, excitants, graisses brulées, sodas, friandises sucrées …

Un art de vivre

Un art de vivre

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Les bienfaits de l’alimentation vivante sont non seulement conditionnés par la qualité de ce que l’on mange mais aussi par la qualité de notre regard sur la vie et sur notre environnement. Ils sont liés à l’harmonisation de nos comportements aux règles de la vie.

1. Identifier et traquer les fausses notions que l’on a sur la vie. Nous affranchir des conditionnements

• Les notions sur le sain, le beau : blanc, propre, aseptisé, raffiné (voir document : hantise de l’épidémie)
• Les déformations du goût
• Les addictions
• Le poids du cadre de référence dominant et autres multiples conditionnements

2. Privilégier et préserver la diversité

• Biodiversité locale
• Limiter l’exotisme
• Richesse du métissage
• Omnivore et diversité

3. Le changement et l’évolution, l’adaptation est une caractéristique du vivant.
Nos habitudes et nos a priori pourraient entraîner un raidissement parfois confortable et sécurisant mais qui exclu toute transformation, toute amélioration. L’occasion nous en est donnée à travers ce cours de cuisine. Continuer la lecture

La vie dans l’alimentation

La vie dans l’alimentation

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Comment approcher la notion de « vie » dans notre alimentation ?

Pour ceux qui pressentent que notre alimentation ne comporte pas exclusivement des nutriments multiples, mais aussi une « force vitale », une énergie qui est fondamentale pour notre bonne santé. Ces références à l’énergie constituent cependant un domaine qui peut apparaitre « ésotérique » et abstrait.
Voici quelques repères concrets

Fruits et légumes frais
Légumes-racine
Regardez une carotte gardée à la cave : au bout de quelques mois, des feuilles vont apparaître autour de son collet : elle est bien vivante au même titre que des pommes de terre dont les germes apparaissent. Des techniques d’irradiation supprime cette évolution, mais il ne reste alors que des légumes « morts », par définition.
Légumes feuilles
Une salade coupée la veille et non aspergée d’eau va montrer une bien triste mine : il est évident qu’elle a perdu l’essentiel de sa « vitalité » et va nous apparaitre bien moins « appétissante »
Les graines germées restent vivantes jusqu’au moment de la mastication : le must ! Continuer la lecture

Alimentation vivante : définition

Les deux termes sont à expliciter

I – Alimentation

De quoi avons-nous besoin pour nous nourrir ?
Comme les plantes du jardin, nous avons, certes, besoin de molécules diverses aux propriétés variées,
• De micro et macronutriments
• D’eau,
• De lumière et de soleil
mais aussi :
• De bonne humeur, de joie, de sentiments positifs
• De reconnaissance
• De convivialité
Ce dont les plantes du jardin ont peut-être aussi besoin…

Sans oublier de se demander ce qui a besoin d’être nourri
• Notre corps physique, mais aussi
• Notre intellect
• Notre cœur (la beauté)
• Notre centre énergétique – hara
• Notre imaginaire (avec les évocations liées à chaque ingrédient,
• Sans oublier de « nourrir la Vie » ! (voir article à ce sujet)

Prise de conscience d’appartenir à un grand tout
Si nous sommes « poussières d’étoiles », notre appartenance à l’univers prend toute sa dimension quand on prend conscience de faire partie de ces formes de vie appartenant à la catégorie des « mangeurs-mangés », loi redoutable contre laquelle il est vain de se rebeller. Reste à accepter avec respect et reconnaissance.
Se replacer ainsi dans la chaîne du vivant dont nous sommes un simple maillon, mais un maillon « pensant »

II – Vivante
Pourquoi privilégier une alimentation vivante ? Le principe de base est que seuls des ingrédients « vivants » sont à même de transmettre la vie. La vie ne résulte pas seulement de l’association de divers nutriments mais d’une énergie particulière, d’une information créatrice transmise à nos cellules. La vie transmet la vie.