La sobriété heureuse

Sobriété heureuse, mais aussi : simplicité volontaire, abondance frugale…

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En guise de préambule
A l’opposé du green-washing, cette démarche vers une sobriété heureuse ne s’inscrit pas dans la consommation alternative ou la consomm’action mais bien dans un changement profond qui accepte la notion de sacrifice de la facilité et du confort, au profit d’une cohérence personnelle.

Le défi énoncé par Pierre Rabhi
Nous sommes mis au défi d’inventer un futur heureux dans la rareté et la sobriété. Rabhi

Moins d’avoir, plus d’être
Cette philosophie de vie qu’est la simplicité volontaire tient compte des grandes questions contemporaines : si nous savons que l’argent ne fait pas le bonheur, pourquoi passons- nous notre vie à la perdre pour en gagner le plus possible ? Pourquoi continuer à consommer autant alors que ce comportement a des effets néfastes sur l’environnement ?
La simplicité volontaire ou sobriété heureuse répond à ces questions en proposant un mode de vie consistant à réduire notre consommation, ainsi que ses impacts, en vue de mener une vie heureuse, puisque davantage centrée sur des valeurs essentielles.

A l’origine du besoin de croissance
La création permanente du besoin de croissance vient de notre attrait pour le quantitatif au détriment du qualitatif.
L’attitude inverse du qualitatif prévalant sur le quantitatif peut être qualifiée de décroissance ou de sobre, de pondéré, de frugale, de simple. Or elle introduit également une profondeur : on devient davantage gourmet que mangeur, voyageur que conducteur, paysan qu’agro-alimenteur. Egger

Les illusions du « bonheur paradoxal »
Cette aspiration à la simplicité est l’expression d’abord d’une conscience écologique des limites de la planète.
Dans la consommation, c’est l’essence même de l’être humain qui se consomme et se consume.
On assiste aussi à une prise de conscience de l’écart grandissant entre riches et pauvres.
Pour décrire notre situation, des économistes parlent de « bonheur paradoxal ». Les études constatent en effet qu’au-delà d’un seuil de croissance, l’accumulation des biens ne suscite plus aucun épanouissement mais au contraire un sentiment de vide, de stress, d’absurde. Egger

Trois pistes pour cultiver la simplicité
Premièrement, opérer des choix.
Deuxièmement, efforçons-nous de trier l’urgent de l’essentiel, d’attendre avant de satisfaire toutes nos envies. Il y a un vrai travail de discernement à faire entre nos envies (relatives) et nos besoins (absolus).
Enfin, troisième piste importante, prenons le temps de méditer et de cultiver le beau. Egger

L’autolimitation, chemin de libération
S’autolimiter, c’est se rendre disponible à une transformation intérieure.
Si elle est rigoureuse, la démarche de simplicité est indissociable d’une transformation intérieure.
Ce n’est pas désirer moins mais désirer mieux : reconnecter l’énergie du désir à sa source.
Choisir la simplicité, c’est sortir de la fébrilité pour entrer dans la profondeur, la présence centrée, celle de l’être, qui apaise et apporte la joie. Egger

Qu’est-ce que simplifier sa vie ?
Réunifier nos êtres divisés. Etre simple, c’est être un. Quitter l’horizontale du trop-plein et du trop faire pour entrer dans la verticale de la joie. Egger

Et encore
Mélancolie joyeuse
La splendeur du simple
Le bonheur… un ange au visage grave